Comme annoncé par le tout nouveau secrétaire général du SLECG (Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), la grève générale et illimitée entre dans son troisième jour. Pour rappel, ces syndicalistes dissidents ont pour objectif, l’amélioration des conditions de vie des enseignants.
La grève syndicale lancée le 12 février 2018 est quasiment suivie à la lettre dans certains établissements scolaires de Conakry. C’est le cas du collège de Coleyah dans la commune de Matam. Ici, selon le principal du collège Coleah, Fodé Kaba Konaté, « ce matin (14 février 2018, ndlr] spécialement, il y a 20 groupe pédagogiques qui sont programmés. Seize (16) ont répondu et les quatre sont absents ».
Poursuivant son intervention, il dira que « la faible fréquentation des élèves est due à cause de leurs parents qui disent à leurs enfants de ne pas venir à l’école. L’encadrement du collège Coleah était vraiment effectif ce matin. Quand les professeurs sont là, ils n’ont qu’à venir suivre les cours sans problème. Les meneurs de cette grève ont dit de retenir les enfants à la maison. Ceux qui ne sont pour la grève, viennent travailler ».
A l’école primaire du même établissement, seulement 52 élèves sur 1 000 ont répondu présents.
De son côté, Fatoumata Yarie Anne, élève au collège Coleah, indique que beaucoup de ses amis ne sont pas venus à l’école ce matin. « Mais nous, nous avons étudié, ceux qui disent qu’il y a la grève, moi, je ne pense pas, parce que tout va bien ici », martèle-t-elle.
Enfin, le principal du collège a lancé un appel aux parents d’élèves de laisser leurs enfants venir à l’école. « Nous sommes à la moitié de l’année, il ne faut pas qu’on cherche à boycotter les cours de nos enfants, ils sont l’avenir du pays » conclut-il.
Aboubacar Pastoria Camara