Violences en Guinée : le ministre exprime « sa peur »

Politique

Les violences post-électorales enregistrées depuis le 5 février dernier dans certaines localités du pays continuent de susciter des réactions même au plus haut sommet de l’Etat. C’est le cas Khalifa Gassama Diaby dénonce l’irresponsabilité de l’Etat et la banalisation de la mort en Guinée.

Le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, dans le but d’apaiser le climat sociopolitique délétère, s’est rendu ce week-end successivement aux QGs du RPG, parti au pouvoir et de l’UFDG, le principal parti de l’opposition.

Objectif, expliquer aux uns et aux autres, le danger qui guette la Guinée notamment à travers les discours aux relents ethniques et communautaires prononcés par certains leaders politiques.

Interrogé ce mardi 13 février 2018 sur les ondes d’Espace Fm, le ministre Gassama a exprimé toute sa « tristesse » de vivre cette triste réalité. Avant de dire qu’il a « peur » face à la situation qui prévaut dans le pays.

Face à ce climat tendu, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté a invité les Guinéens « à ne prêter le flanc à la raison du cœur » mais de « privilégier le dialogue, et la discussion ».

« Tout le travail que je fais, je le fais pour mon pays, pour ma patrie et non pour le gouvernement encore moins pour moi », a poursuivi M. Gassama.

Enfin, il a annoncé la mise en place d’un pouls d’avocats pour défendre les familles des deux jeunes tués lundi 12 février 2018 par les forces de l’ordre, à Conakry, dont l’un par balle. Afin que la responsabilité de l’Etat soit située, conclut le ministre.

Amadou Kendessa Diallo

664 245 478

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