Salifou Camara Super V: Compassion coupable ou objection comptable (opinion)

Football

Salifou Camara Super V ne fait plus les manchettes de la Presse Guinéenne. On n’entend plus parler à la radio et à la télévision des frasques supposées (j’ai entendu un tel point de vue) où réelle (comme l’attestent des preuves et de la documentation); des intervieweurs privilégiés et sélectionnés ont cessé de défendre et de proumouvoir un fugitif qui, ayant reussit in extremis à brûler la politesse à la police et à la justice Guinéennes, se trouve  aujourd’hui coincé à Paris  n’ayant pour seule liberté que celle de raser les murs de Panam. Et pour cause! Son signalement clignote sur les écrans de contrôle de toutes les polices d’Europe et du monde. Salifou Camara alias Super V est ‘’Wanted’’ tel un condottieri morveux et bouseux.

On le voit à mes mots, je ne porte pas cet homme dans mon coeur; je le dis clairement; je prend position et je regrette que l’affaire Salifou soit tue, qu’on ne fasse plus de tintamarre autour ni à la radio ni à la télévision, ni dans la presse ecrite ; qu’il n’en soit plus fait gros titre et buzz sur le Net. Ce silence ne fais pas que m’ennuyer; il me dérange et me préoccupe profondement. J'en arrive à me poser des questions quant á l’attitude de la presse de mon pays face aux problemes réesl de celui-ci. Lorsqu’il est fait peu de cas de ce qu’il y'a de plus malsain dans le pays, il est normal que ça pourrisse et que des miasmes cancéreux parasitent le corps social  et s’y métastasent. J’ai à la fois honte et peur de ce que je considère comme le fléau le plus dangereux ( la démission ou l'indifférence généralisée ) qui menace la santé de mon pays. Santé physique, que voilà ! Santé financière, que naturellement ! Santé mentale surtout, au point qu’il est souhaitable que le citoyens honnête en vienne à la nécessité de se dire chaque matin au saut du lit : ‘’je suis guinéen, mais je me soigne ‘’.

Intelectuel profond et pertinent, Sékou Kaba Elvarez, ancien ministre de l’information et de l’idéologie parlait de la Guinée comme d’un monde kafakaïen où tous, nous trouverions le reconfort  et le confort  dans le refuge de la folie. Le cas Super V est hautement ilustratif de cette  métaphore. C'est un cas d’école qui ,allant au delà de l’exemple et du modèle, s'affirme et s’impose comme paradigme. Connaissant mon pays, la Guinée et ses Hommes depuis plus de 6 decennies, connaissant cet homme, cet opportuniste, comme je le connais depuis toujours, sachant tout ce que jai observé et appris sur son compte, je suis à même d’affirmer, de démontrer et d'imager son inhumanité. Il n’a pas une once d’affection encore moins d’amour pour la Guinée; il n’aime pas la Guinée ; il n’aime pas les Guinéens ; il n’a jamais eu que du mépris pour la Guinée et pour les Guinéens; il s’est répu de l’argent de la Guinée et des Guinéens; il ne connait ni n’aime le Football Guinéen. A ses yeux, la Guinée, les Guinéens, le Football et les Footballeurs Guinéens ainsi que le monde du Football Guinéen ne sont que des animaux, des bêtes de somme á commettre aux travaux de forçat, des moutons à tondre, des vaches à traire. Je fais sciemment dans les extrêmes pour suiciter des réactions (de préférence de colère et contradictions) pour animer et aviver le débat autour d’un crime qu’il serait néfaste et dangereux d’oublier même momentanément.

En attendant qu’on m’en bouche un coin, il me plait de babiller sur certaines affirmations que je trouve odieuses, diaboliques. Dire par exemple que Salifou a fait quelque chose pour la Guinée et le football Guinéen, c’est blasphémer. Salifou a soutenu la Guinée et le Football Guinéen comme la corde soutient le pendu .Dire par exemple que Salifou n’est pas un voleur, qu’il n’as pas volé l'argent de  la Guinée, c’est faire injure au moindre bon sens. Pourquoi a t-il été arrété, jugé, condamné et emprisonné au debut des années 2000 et pendant longtemps ? Dire par exemple que l’on a intérêt à ce que Salifou ne fasse pas sont grand débalage, c’est appeler la charité à se moquer de l’hospitalité. Salifou, s’il était - un tant soit peu - en mesure de le faire, aurais sautiller dans les déballages  contre Antonio Souaré. Voyez– vous Salifou faire grâce à Antonio Souaré dont il raffole  de dire pis que pentre, tantôt s’en remettant à Dieu, tantôt solicitant le diable et davantage, rien n’etant en trop pour dévorer vif et cru celui-ci qui, pourtant, l'a nourri de lait et de miel, de succulence et de liberalité ?

Je voudrais aussi faire justice d’une ineptie qui se cultive dans la jachère de la désillusion, sur le terreau du désespoir et consistant à ranger tous les Guinéens dans le même sac de la turpitude et de la vilenie, de la prevarication et de la veulerie. Il y'a en particulier des raisonneurs apparament désintéressés mais peu au fait des choses qui voudraient épingler tous les protagonistes de ce dossier à la même enseigne des faussaires et des larrons détournant à l’envie et bousillant à satiété. Je vois dans ce dernier errement plutôt une paresse intellectuelle qu’une volonté délibérée de nuire à un seigneur comme Antonio Souaré, archétype du patriote qui n’a jamais rien pris à la Guinée, mais qui a toujours tout donner à la Guinée. Je pèse bien mes mots et je parle au bout d’enquêtes minutieuses, indépendantes, volontaires et neutres. Je n'ai jamais été fort avec les faibles, et faible avec les forts. Je n’ai pas de parti pris, mon seul parti pris est de supporter la Guinée. Jamais Antonio n’a touché à l’argent de la Guinée; Salifou a toujours nagé dans l’argent de la Guinée; jamais Antonio n’a travaillé avec l’argent de la Guinée; Salifou a toujours traficoté dans l’argent de la Guinée partant du pétrole à l’épicerie fine en passant par les ressources fiduciaires  et autre primes allouées aux équipes nationales de Football;  jamais Antonio n’a usé de la Guinée ni n’en a excipé; Salifou a toujours abusé de la Guinée et organisé un réseau de trafic dimport-export et de contrebande sur le dos de la Guinée au nom de la FIFA. Antonio tire la Guinée vers le haut; Salifou la ravale dans les canivaux. Antonio Souare a repris, dans un état agonisant, une équipe, le Horoya Athletic Club en l'occurrence avec lequel il réveille et relance le Football Guinéen sur l'arène internationale avec des investissements dignes des grands clubs; il dote les clubs et équipes nationales d'équipements de sa poche,  il réalise à Yorokoguia ( Dubreka) l'un des plus grands centres sportifs d'Afrique; il emploie avec ses sociétés du Groupe Business Marketing des milliers de jeunes Guinéens; il participe, à travers les actions d'utilité publique comme le financement des forages partout en Guinée, la construction des salles de classe, la rénovation ou la réhabilitation des lieux du culte, etc à l'épanouissement social et économique de ses compatriotes.

Je défie n'importe qui de me montrer une seule oeuvre de Salifou Camara; je m'engage, sur l'honneur, à offrir le prix le plus fort à celui qui me prouverait le contraire. Que les défenseurs de ce fainéant qui a tout eu sur un plateau d'or (l'ex SOCOMER, la plus grande et unique magasin d'alimentation de la Guinée au 03 avril 1984, le marché de la confection des permis, la fabrication et la vente à domicile des timbres fiscaux avec un pourcentage de 10% sur chaque timbre vendu, PETROGUI, la société nationale du Pétrole etc.) me cite une seule société fonctionnelle, un salarié ou une seule oeuvre sociale de Salifou Camara, le patron de la faillite et de l'incompétence managériale.

Il y’a aussi des Guinéens peu nombreux, il est vrai, pour ne pas dire esseulés, qui voudraient plaider l’arrangement à l’amiable, l’entente cordiale, le lavage du linge sale en famille, le rapprochement entre les extremités de ce dossier qui, plus que le roussi sent la nausée fétide ; ceux-là, poussant à la roue d’une virginité répétitive, promeuvent l’impuinité et engage à l’absolution gracieuse et joyeuse. On verrait alors le preux faire la risette au bandit, le voyou se rire  des juges. L’innocence serait vaine, la vertu ridicule, l’effort haïssable.

Dans le règne du mal et du visse, tout deviendrait tout et le contraire de tout dans le meilleur des mondes de l’anarchie et du gangsterisme. Comme si d’ailleurs il s’agissait là d’une affaire de personnes. Comme s’il s’agissais là d’une affaire Guineo-Guinéenne. Comme si la Conféderation Africaine de Football (CAF) était ignorante de tout et ne savais rien du cambriolage orchestré et perpetré par Salifou Super V. Comme si la Federation Internationale de Football Association ( FIFA) n’avait pas enjoint la Fédération Guinéenne de Football de tirer l’affaire au clair et de traduire les auteurs du fric frac en Justice à commencer par le Chef du Gang, Salifou Camara alias Super V.

Comme si la Guinée n’avait pas besoin de bonnes moeurs, de ce guérir de ses mauvaises habitudes et de virer la cuti de ce mal endemique qu’est l’impunité. Comme si par dessus tout, il n’est pas sain , hygienique et salvateur que les Guinéens cessent d’avoir peur ou honte de la verité et rédressent l’échine. Si les bons samarritains qui en appellent aujourd'hui à la clémence (d'ailleurs hors de portée d'Antonio Souaré) étaient bien inspirés, ils auraient eté justes et utiles en demandant à Salifou Super V d’ouvrir un peu  moin sa grande gueule et de moderer ses can-cans quand il déblaterait gratuitement sur l’un des meilleurs hommes de Guinée. Et paradoxalement, au moment où Salifou Camara Super V proferait les grossièretés qu'il reingurgite aujourd'hui, Antonio Souare venait de doter celui-ci de beaucoup de biens et s'apprêtait à remplir ses mains et sa bourse.

La Guinée tient dans le feuilleton Salifou Super V un symbole de tout ce qu’il ne faut pas faire et un emblême de nos volontés et de nos espérances. Ne pas étaler ce dossier au grand jour et constament nous priverait de nous voir et de nous regarder tels que nous sommes. Avoir pitié ou avoir de la compassion pour un homme qui a jeté la Guinée aux orties, nous rendrait coupables du syndrome de Stockholm où l’on verrai les victimes que nous sommes prendre en sympathie notre boureau qu’est Salifou Camara Super V. Que Dieu nous en garde. Amina

Ansoumane Bangoura

Journaliste

Ancien Directeur Bureau de Presse

Présidence de la République

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