Immigration clandestine : Un enfer dans un Eldorado

Société

L’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) mène actuellement en Guinée une campagne d’information et de sensibilisation sur les dangers liés à l’immigration clandestine. « Evitons le risque de l’immigration clandestine », c’est le slogan de cette campagne qui vise à décourager les candidats clandestins qui pensent que l’Europe, c’est l’Eldorado.

A l’occasion de sa seconde visite en l’espace de 5 mois, le directeur de l’Office belge pour la migration, Freddy Roosemont, accompagné de Mme Cathérina Smith, de l’office belge, basée en Afrique et de Marie Louise Haba, de la représentation de l’OIM en Guinée, a animé une conférence de presse ce 2 avril à Conakry. La Guinée, en matière de demande d’asile, occupe la seconde place après l’Afghanistan, a-t-il déclaré. Ce qui, aux yeux de la Belgique, est inadmissible.

Marie Louise Haba, de la représentation de l’OIM en Guinée a expliqué l’objectif de la mission de Roosemont et de Cathérina Smith. Pour elle, le directeur de l’OBE est en Guinée « pour la sensibilisation contre l’immigration clandestine. Ce projet est financé par le gouvernement belge. Le directeur est là pour s’adresser au public guinéen, à la presse. C’est parce que depuis un certain nombre d’années, le nombre de Guinéens demandeurs d’asile en Belgique a augmenté. Si, il y a trois ans, le nombre était de 18 par mois, maintenant, il est passé de 150 par mois. Ce chiffre devient alarmant à partir du moment où les demandeurs d’asile n’arrivent pas en Belgique par la voie légale », a expliqué la représentante.

Après cette brève intervention, Ibrahima Ahmed Barry prendra la parole pour expliquer les risques liés à l’immigration clandestine. « Je suis heureux de vous parler de ce phénomène qui prend de l’ampleur et devient inquiétant », a-t-il dit.  C’est ainsi dans un extrait de son film appelé « L’immigration clandestine, un saut dans le vide » de trois quarts d’heures, Ibrahima Ahmed Barry, ancien directeur de la RTG,  a essayé de démontrer les risques liés à l’immigration illégale, comment les candidats vivent-ils en Europe et tous les regrets qu’ils ressentent. Dans l’extrait, on voit également des Guinéens résidant en Belgique appeler nos gouvernants à promouvoir l’Etat de droit, à créer des entreprises pour l’insertion des jeunes rapatriés afin de diminuer le flux migratoire surtout des jeunes Guinéens.

En Europe, selon le directeur de l’Office belge des étrangers, on enregistre chaque année entre 300 et 500 mille demandeurs d’asile. Ce qui fait qu’au sein de l’espace de l’Union européenne, on a durci les conditions. A défaut d’avoir un permis de séjour, la seconde option, c’est le rapatriement volontaire ou involontaire.

Car, désormais en Europe, on n’obtient pas l’asile pour des raisons économiques ou de santé. C’est seulement pour des raisons de persécution  que l’on donne les permis d’asile a affirmé M. Roosemont.

Poursuivant, il a indiqué que les clandestins se livrent à la vente des produits illicites ou la contrefaçon et qui, d’après les études, génèrent 32 milliards d’euros à l’Europe.

Roosemont a estimé que sa première visite en Guinée a été un échec collectif. Car, le nombre de Guinéens demandeurs d’asile est passé 100 à 150 par mois. Il a sollicité l’implication de la presse pour la réussite de la sensibilisation.

En Belgique, maintenant, le délai de détention ne dépassera pas trois mois, a-t-il informé. Soit l’intéressé a un avis  favorable ou bien il est rapatrié. Car, le constat selon le directeur de l’Office belge des Etrangers, est triste et alarmant.

Amadou Kendessa Diallo

64 24 54 78

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