Grève syndicale: la PCUD met en garde le gouvernement

Société

Suite au mouvement de grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), les cours ont été perturbés lundi dans plusieurs établissements tant à Conakry qu'à l'intérieur du pays. Le bilan, selon le ministre de l'Education nationale fait état d'un mort à Dapomba (Matoto), d'une fille violée et une autre qui a perdu un oeil et des dégâts matériels considérables.  La plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD) s'est dit émue de l'interpellation des syndicalistes avant de dénoncer une tentative d'intimidation des voix dissonantes.

 

Dans une déclaration publiée ce lundi, la PCUD dit que "c’est avec une profonde émotion que la société civile a appris l’interpellation de syndicalistes membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), accusés d’animer le mouvement actuellement en cours dans le domaine de l’éducation".

A cet effet, elle "condamne ces arrestations et exige la libération sans conditions (ce qui était déjà fait dans l'après-midi) et sans délai des syndicalistes concernés".

LA PCUD "appelle" ainsi "les parties prenantes de la grève en cours à privilégier la voie du dialogue et de la négociation pour trouver une solution équitable à la crise actuelle".

Dans sa déclaration, elle dénonce "la tendance grandissante à intimider toutes voix dissonantes allant dans le sens de la consolidation de notre jeune démocratie et de l’amélioration des conditions de vie de nos populations".

Enfin, cette plateforme de la société civile accuse "le gouvernement" d'être responsable des "conséquences de ces actes d’intimidation qui pourraient davantage fragiliser un climat sociopolitique de plus en plus tendu et précaire".

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account