Médias: le coordinateur du GRTV, Aboubacar Camara, obtient une liberté conditionnelle

Société

Le coordinateur du groupe Gangan Radio Télévision (GRTV) a recouvert ce mardi, 31 octobre 2017,  aux environs de 19 heures sa liberté. Détenu par la gendarmerie pendant vingt-quatre heures pour une mauvaise interprétation d'un passage radiophonique, Aboubacar Camara, est sorti du tribunal de première instance de Mafanco sain et sauf. Il était accompagné d'Aboubacar Yacine Diallo, ancien président du Conseil national de la Communication, aujourd'hui appelé Haute Autorité de la Communication (HAC).

Au sortir du tribunal, les dizaines de journalistes présents sur le lieu ont scandé en chœur "victoire! victoire! victoire!". Ainsi, l'actuel vice-président de l'Institution nationale des droits de l'Homme, Boubacar Yacine Diallo, s'est adressé à la foule pour donner plus de précisions à la liberté conditionnelle, d'Abouabacar Camara, obtenue auprès du procureur du tribunal de Mafanco.

"La démarche comme vous le savez, le procureur s'était autosaisi. Donc, la procédure veut que la police judiciaire spécialement la gendarmerie défère l'affaire devant le procureur. Le procureur a décidé de poursuivre l'affaire. Mais il a aussi décidé de respecter la loi sur la presse. Cette loi qui dit qu'aucun journaliste ne peut être détenu. C'est dans ce cadre qu'on a libéré Aboubacar ce soir parce qu'il fallait un avocat. Mais comme ils sont en grève, nous avons obtenu l'accord de Me Foromou qui a accepté de le défendre.

Comme vous le savez, la loi prévoit que dans une vingtaine de jours au moins, le procureur s'il décide de remettre l'affaire à un juge ou s'il décide de l'arrêt de la poursuite. Mais pour le moment, le plus important pour nous,  est que nous rentrerons ce soir avec notre confrère", a indiqué l'ancien ministre de l'Information.

Cette journée du mardi a été très mouvementée du côté de l'escadron mobile N°3 sis  à Matam. Le bilan des violences orchestrées contre les journalistes est d'une dizaine de blessés et de dégâts matériels importants. Pour ces victimes, Boubacar Yacine Diallo dira: "pour les journalistes qui ont été victimes, de blessures et ceux qui ont perdu leurs matériels, ils doivent écrire des plaintes régulières pour les déposer au même parquet parce que l'infraction de violence a été commise à Matam. C'est la juridiction compétente".

Ainsi, il a promis à ces victimes que "l''Urtelgui (l'Union des radios et télévisions de Guinée) les radios, les autres associations et le syndicat des journalistes vont aider les victimes à se constituer partie civile. Soyez sûrs que nous serons devant cette cause aussi. Au nom des associations, nous remercions tous ceux qui, de près ou de loin, simples journalistes et directeurs, les citoyens, les autorités qui ont bien voulu nous écouter. Nous remercions tout le monde. Nous remercions aussi ceux qui ont écrit la loi sur la presse parce que si cette loi n'avait pas existé, Aboubacar Camara dormirait aujourd'hui en prison. Et comme elle existe, il rentre chez lui".

Pour sa part, le coordinateur du GRTV, Aboubacar Camara" s'est dit "réconforté par le soutien et la mobilisation: "depuis hier, notre groupe traverse une situation très difficile. mais nous sommes très réconfortés  de la mobilisation, celle qui a été de toutes les plateformes de la presse".

Faut-il noter qu'au escadron N°3 de Matam, douze (12) journalistes ont été blessées, des caméras, des téléphones, pillés ou volés par les gendarmes qui, à coup de matraques, ont maltraité les journalistes.

Compte rendu Amadou Kendessa Diallo

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