Dans les heures qui suivent, les Guinéens seront situés quant à la date des prochaines élections communales. C’est du moins le but de l’atelier de planification des opérations électorales ouvert ce samedi, 23 septembre 2017, dans un réceptif hôtelier à Conakry.
Cette rencontre organisée par la CENI du 23 au 25 septembre, regroupe tous les acteurs majeurs du processus électoral. Notamment les partis politiques, toutes tendances confondues, la société civile, les départements ministériels concernés, la sécurité, les démembrements de la CENI, les partenaires techniques et financiers, le personnel d’appui de la CENI.
Pour le directeur des opérations, Etienne Soropogui, cet atelier permet de matérialiser l’engagement désormais ferme de la CENI de drainer avec elle tous les acteurs et intervenants du processus électoral. Et ce, conformément aux textes de loi en vigueur dans notre pays.
Saluant la forte présence des acteurs du processus, le Président de la CENI, précise que l’organisation d’une élection libre et transparente demande la confiance mutuelle, la collaboration permanente entre l’organe de gestion des élections (OGE) et les parties prenantes au processus électoral.
Poursuivant, Me Amadou Salif Kébé souligne « qu’il n’y a pas certes, d’élections parfaites, mais il y a des élections inclusives et dont les résultats sont acceptés par tous ». Dans cette logique, il déclare que l’objectif de cet atelier consiste à partager le plan opérationnel consolidé en vue d’en sortir le chronogramme des élections communales.
Me Kébé a vivement salué les membres des démembrements avant de rassurer de tout mettre en œuvre pour régler l’épineuse question de primes qui, selon lui, constitue un des préalables au démarrage effectif des activités du processus.
Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Général Bouréma Condé a, dans son discours d’ouverture, insister sur la nécessité de préserver la paix à tout point de vue. Pour cela, selon lui, il y a un prix à payer. C’est le respect des droits des uns et des autres. Parlant de l’importance des communales, il dit qu’un immeuble qui n’a pas un soubassement solide s’écroule. D’où la nécessité d’aller aux élections communales dans les meilleurs délais raisonnable afin de remplacer les délégations spéciales par des conseils élus. Bouréma Condé soutient que les délégations spéciales constituent des anomalies de gestions collectives.
Alhassane Barry