Bantama Sow, ministre des Sports, de la culture répond aux députés de Boké

Politique

Du berger à la bergère. Bantama Sow ne lâche rien pour défendre le rpg-arc-en-ciel. Ce week-end, profitant de l'assemblée générale hebdomadaire de son parti, il a distribué des diatribes aux "personnes politiques" qui instrumentalisent les jeunes de Boké.  A l'assemblée générale, trois points étaient inscrits à l'ordre du jour. Il s'agit entre autres de la situation à Boké, la marche projetée par l'opposition et les vingt milliards que la Guinée a bénéficié de la Chine. 

Après une reconnaissance renouvelée en sa personne par le président de la république, Bantama commence par décrypter la situation des manifestations à Boké. "Depuis quelques jours, nous suivons de près avec préoccupation, la situation de Boké. Que Dieu nous en garde de ce qui se passe à Boké. Tout le monde sait qu'Alpha Condé est né là-bas et lorsqu'il a pris l'engagement de développer toutes les régions de la Guinée, il a commencé par Boké. Cela veut dire que Boké se trouve dans le cœur du Pr Alpha Condé. Mais aujourd'hui, tout le monde est en train de voir la politique minière que  le président est en train de faire, pour que Boké soit la plaque tournante de la politique minière de la Guinée", explique le ministre Bantama Sow.

Plus loin, le nouveau ministre a accusé des personnes politiques d'être derrière cette manifestation de Boké. Selon lui, "il y a toujours des personnes qui ne veulent pas que la Guinée aille de l'avant et ça c'est depuis toujours et ce sont ces gens que le président Sékou Touré appelait la 5e colonne. Les gens qui sont parmi nous et qui font semblant d'être avec nous et quand on veut aller à droite, ils virent à gauche. Hier, j'étais très déçu de voir un Mamadou Sylla Futurelec reconverti en homme politique. Cet homme qui a contribué à affaisser la Guinée, et qui était dans toutes les sauces qu'on appelle "cube jumbo". Aujourd'hui comme il ne peut plus manger comme au temps de l'ancien régime, il s'est reconverti en homme politique et c'est lui qui se fait défenseur des populations de Boké. Ce qui se passe à Boké, ce n'est pas la population de Boké. C'est une poignée d'individus manipulés par des politiciens en perte de vitesse".

Justifiant cette accusation, Bantama vante les réalisation qu'Alpha Condé a faites à Boké lors de la célébration de la fête de l'indépendance de 2012.

"Ce que Boké a eu, aucune région n'a eu. Alors que dans la région de Boké, seule Boké en a bénéficier contrairement aux régions de N'Zérékoré, de Mamou et Kankan où leurs préfectures en ont bénéficier. Cela veut dire que le président se reconnait d'être de Boké. Ainsi, nous lançons un appel à la population de Boké au calme, à la responsabilité. Casser, ça n'apporte rien au contraire ça nous ramène en arrière. Aller casser le siège du RPG arc-en-ciel, c'est les politiciens qui ont peur de l'allure du président Alpha Condé. Si vous vous rappelez en 2006-2007, les gens avaient tout cassé ici. Le président Alpha Condé est venu au lieu de commencer de nouvelles réalisations, il était obligé de reprendre tout ce qui a été cassé. Mais une fois de plus, le RPG reste conscient que ce qui se passe, les actes de vandalisme et de violences ne sont pas des actes commis par les fils dignes de Boké, mais par un groupe d'individus manipulés par des individus assoiffés du pouvoir", accuse le chouchou du président Condé.

Bantama Sow ne se limite pas qu'à cela. Selon lui, la place de mamadou Sylla, président de l'UDG, c'est la "prison".

"Tout le monde a vu Mamadou Sylla et son groupe hier à la télévision. Est-ce que ces gens peuvent être des porte-paroles des gens de Boké. Il faut avoir le courage de dénoncer certaine chose à notre sein.  Mamadou Sylla sa place c'était où ? C'était en prison. Comme on l'a pas mis en prison, il va faire ce que bon lui semble. Le président n'a qu'à nous laisser avec les gens là pour quelques jours, parce-que ces individus, ils n'entendront que la voix de la violence. Sincèrement, je demanderai au président de sortir les rapports sur les audits. Mamadou Sylla, sa place doit être en prison et nous le mettons en garde, c'est un problème qui ne va pas se régler avec le président Alpha Condé", menace-t-il.

Aux populations de Boké, le ministre Bantama Sow appelle au "calme". "Arrêtons les casses, les violences. Les gens n'ont qu'à rentrer à la maison et le gouvernement est prêt à discuter pour l'intérêt supérieur de Boké et de la Guinée. Mais ceux qui manipulent n'ont qu'à arrêter. Nous l'avons dit ici, Alpha est le président de tous les Guinéens. Il ne joue pas dans la même division qu'un leader d'un parti politique", prévient-il.

Après avoir fini de régler le compte à l'ancien allié du ROG-ARC-EN-CIEL, Bantama Sow a indiqué que "depuis qu'on a parlé des 20 milliards de dollars, les opposants sont paniqués parce qu'ils savent que le président veut sortir la Guinée du sous-développement".

A son tour, Lansana Komara, s'est exprimé sur les manifestations prévues par l'opposition durant ce mois de septembre.

 "Nous sommes dans une dynamique de dialogue avec l'opposition depuis le 12 Juillet 2016. Aujourd'hui, les résultats de ce dialogue sont suivis par un comité de suivi qui est à la 15e session de travail. Nous avons presque satisfait à tous les besoins de l'opposition ou sont en train d'être fait. Mais comme vous la savez, notre opposition ne sera jamais satisfaite. Leur objectif s'est d'être là à tout prix, même par la violence et c'est ce qu'ils sont en train de faire sinon en ce qui concerne le fichier, le cahier de charge est déjà prêt et les choses sont en cours", explique-t-il.

Enfin, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hady Barry, est revenu sur l'utilisation des 20 milliards de dollars de l'Accord-cadre obtenu avec la Chine.

"Le premier projet consistera à la réfection des voies rues de Conakry. Le second projet sera la réfection de la nationale Conakry-Dabola, le troisième projet c'est de construire quatre universités régionales", a-t-il conclu.

Moussa Thiam

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