Harmattan-Guinée: trois jeunes guinéens créent une nouvelle langue

Education

C’est à l’ occasion de l’événement "Conakry capitale mondiale du livre" que ces jeunes ont profité de présenter leur projet au public guinéen. Cette cérémonie s’est déroulée au siège de l’Harmattan-Guinée, ce lundi 11 septembre 2017.

Incroyable mais vrai! Une autre nouvelle langue est désormais à la portée des Guinéens. C’est le fruit de trois jeunes guinéens. Il s’agit de Mohamed Kamissoko, Mohamed Cherif Kouyaté et Karamoko Bamban, tous  enseignants chercheurs.

Ces jeunes  ont créé une nouvelle langue appelée "fi donèss leintt" qui signifie nouvelle langue.

Mohamed Kamissoko, le porte-parole du groupe a indiqué que cette langue est issue de la fusion de plusieurs dialectes guinéens, de centaines langues internationales tel que le Soussou, le Malinké, le Pular, le français, l’anglais et l’arabe. Elle est composée de 28 lettres avec deux signes intermédiaires.

Selon lui, cette langue est venue après une recherche d’une vingtaine d’années. "Plus de vingt ans, nous étions en train de faire des recherches et nous nous sommes dit, qu’est-ce qu’il faut faire pour unifier les langues guinéennes ?".

Difficultés dans la conception de la langue

Kamissoko précise que "la langue doit être soutenue par l’Etat. Elle doit être à la dimension nationale. Ça ne peut pas être de quelque chose privé. Nous n’avons pas les moyens, nous avions commencé à apprendre les étudiants et qui avaient bien commencé à assimiler la langue. Mais, entre temps, ils ont abandonné par manque de moyens, par ce qu'on avait rien à leur donner".

Pour les documents de cette langue, il souligne qu’ils ont  déjà les livres. "Mais le malheur est que l’alphabet de la langue n’est pas adopté aux claviers des machines  de maintenant », déplore-t-il.

"Donc, si l’Etat nous subventionne et nous sécurise, d’ici l’année prochaine, on peut enseigner cette langue dans les écoles de la petite section  jusqu’en terminale", conclut-il.

De son côté, Sansy Kaba Diakité, le commissaire général de l’événement "Conakry capitale mondiale du livre" a promis de faire son mieux afin que l’Etat accompagne ces jeunes pour cette belle initiative non seulement pour la Guinée mais pour l’Afrique toute entière.

Aboubacar Pastoria Camara

C’est à l’ occasion de l’événement "Conakry capitale mondiale du livre" que ces jeunes ont profité de présenter leur projet au public guinéen. Cette cérémonie s’est déroulée au siège de l’Harmattan-Guinée, ce lundi 11 septembre 2017.

Incroyable mais vrai! Une autre nouvelle langue est désormais à la portée des Guinéens. C’est le fruit de trois jeunes guinéens. Il s’agit de Mohamed Kamissoko, Mohamed Cherif Kouyaté et Karamoko Bamban, tous  enseignants chercheurs.

Ces jeunes  ont créé une nouvelle langue appelée "fi donèss leintt" qui signifie nouvelle langue.

Mohamed Kamissoko, le porte-parole du groupe a indiqué que cette langue est issue de la fusion de plusieurs dialectes guinéens, de centaines langues internationales tel que le Soussou, le Malinké, le Pular, le français, l’anglais et l’arabe. Elle est composée de 28 lettres avec deux signes intermédiaires.

Selon lui, cette langue est venue après une recherche d’une vingtaine d’années. "Plus de vingt ans, nous étions en train de faire des recherches et nous nous sommes dit, qu’est-ce qu’il faut faire pour unifier les langues guinéennes ?".

Difficultés dans la conception de la langue

Kamissoko précise que "la langue doit être soutenue par l’Etat. Elle doit être à la dimension nationale. Ça ne peut pas être de quelque chose privé. Nous n’avons pas les moyens, nous avions commencé à apprendre les étudiants et qui avaient bien commencé à assimiler la langue. Mais, entre temps, ils ont abandonné par manque de moyens, par ce qu'on avait rien à leur donner".

Pour les documents de cette langue, il souligne qu’ils ont  déjà les livres. "Mais le malheur est que l’alphabet de la langue n’est pas adopté aux claviers des machines  de maintenant », déplore-t-il.

"Donc, si l’Etat nous subventionne et nous sécurise, d’ici l’année prochaine, on peut enseigner cette langue dans les écoles de la petite section  jusqu’en terminale", conclut-il.

De son côté, Sansy Kaba Diakité, le commissaire général de l’événement "Conakry capitale mondiale du livre" a promis de faire son mieux afin que l’Etat accompagne ces jeunes pour cette belle initiative non seulement pour la Guinée mais pour l’Afrique toute entière.

Aboubacar Pastoria Camara

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