En Guinée, la consommation du chanvre indien ainsi que d'autres produits stupéfiants est interdite par les autorités. Cependant, à Conakry et dans les provinces, ce stupéfiant reste très convoité par les jeunes. Ils sont nombreux, ces derniers, qui s’adonnent à cette pratique sans pour autant se soucier de ses conséquences néfastes. Pour toucher du doigt à la réalité, notre rédaction est allée à la rencontre de quelques jeunes consommateurs de ce produit prohibé. Afin d'éviter tout éventuel ennui à nos sources, la rédaction a choisi de leur donner des pseudonymes. Entretien exclusif
Lejourguinee.com : bonjour monsieur Kolo S! pourquoi consommez-vous du chanvre indien ?
A. S: je consomme parce que c’est une substance nature. Ca me fait rêver et penser à beaucoup de choses surtout à oublier certains soucis de la vie.
Quel profit tirez-vous de cette consommation ?
Le chanvre indien me permet d’économiser. Au lieu de fumer un ou deux paquets de cigarettes par jour, je fume trois boules seulement pendant la journée: une le matin, une la journée et une autre le soir.
Le consommez-vous pendant les heures de travail ?
Le plus souvent, je le prends avant et après le boulot. Aux moments du travail comme je suis chauffeur, je trouve risquant de fumer et rester derrière le volant. Donc je le préfère aux temps de repos. Mais il y a d’autres qui le font.
Comment vous procurez-vous du chanvre indien ?
Chaque zone a son dealer qui ravitaille les consommateurs. Moi, par exemple, j’achète ma consommation par semaine. Arrivé sur le lieu de vente, je donne la somme. Du coup, il
comprend la quantité que je veux et il me livre. Par contre, il y a d’autres qui viennent pour acheter et consommer sur place. C’est risquant car les flics peuvent faire irruption à tout moment. Et s’ils viennent, ils arrêtent seulement ceux qui consomment et laissent le vendeur parce qu’il a un quota à les payer.
Un autre consommateur explique dans cet entretien groupé, pour sa part, les raisons qui le poussent à consommer le chanvre indien
"Le chanvre indien, un ami intime"
Lejourguinee.com: si vous ne fumez pas, comment vous vous sentez ?
F.D: si je ne fume pas, je deviens gêné, angoissé et perturbé toute la journée. Le chanvre indien est mon ami intime. J’ai besoin de lui à coté de moi car il m’arrange. C'est pourquoi nous on se retrouve souvent ici en bordure de mer pour la consommation.
Que pensez-vous de ceux qui estiment que la consommation du chanvre indien est lié à la violence ?
Ce sont des contrevérités. Un vrai fumeur est un sage. Les gens confondent le chanvre indien et les autres drogues qui détruisent et qui poussent d’autres jeunes à la violence. Regardez les chanteurs surtout le rastaman.
Vous avez certainement remarqué que ce sont des personnes douces, très calmes. D’ailleurs, je profite de votre micro pour demander à nos députés de penser à légaliser sa consommation en Guinée comme le cannabis en Afrique du Sud et tant d’autres pays.
La Rédaction
comprend la quantité que je veux et il me livre. Par contre, il y a d’autres qui viennent pour acheter et consommer sur place. C’est risquant car les flics peuvent faire irruption à tout moment. Et s’ils viennent, ils arrêtent seulement ceux qui consomment et laissent le vendeur parce qu’il a un quota à les payer.