Eboulement de terrain en Guinée: voici quelques réactions des victimes

Société

Ce mardi, le quartier Dar-es-salam, dans la commune de Ratoma à Conakry, a été victime d'un éboulement de terrain causant plusieurs morts et des dégâts matériels importants. Lejourguinee a recueilli ici les témoignages des victimes, de la croix rouge et d'un voisin. Lisez

 

Diallo, ressortissant de Kakoni Gaoual témoigne: "cette maison détruite-ici, c'est une maison appartenant à des ressortissants de Gaoual. C'est la famille d'un grand frère. Il y a eu trois morts et deux blessés.  Mais il y a en tout 15 morts. C'est ce que j'ai vu. Les blessés, je ne connais pas le nombre. Pour la maison de mon grand-frère, il ne reste rien. La maison avait cinq chambres. Il y avait cinq personnes dedans. Trois sont mortes et deux sont sorties des décombres.  L'incident s'est déroulé à 11h, heure locale. Les secouristes viennent de sortir une fillette. J'ignore son nom. Mais ses parents, c'est Diaraye et Souleymane. Eux, ils ne sont pas morts. Sa maman était allée chercher de l'eau pour donner à la fille.

 

L'appel que nous lançons aux autorités, c'est de s'occuper immédiatement de l'endroit, au Compost ici. Tous les jours, ce sont ceux qui sont au radar qui poussent les ordures. Ils passent la nuit à pousser les ordures. Avant, ils faisaient dans la journée dans les concessions des gens. Comme, les citoyens partaient les chercher, ils avaient arrêté pendant la journée maintenant c'est la nuit. Parfois, ils poussent jusqu'à 5h du matin.  Hier, ils ont poussé les ordures jusqu'aux extrémités et dès qu'il a plu, elles sont cédé pour tomber sur le toit des personnes. Tout le monde connaît que ce sont eux qui les ont poussées sur les toits des maisons tombées."

 

Yamoussa Soumah, victime: " j'étais couché dans ma chambre. Ma femme et mes enfants sont assis au salon ici. J'ai entendu ma femme courir et sortir. Ensuite, je suis sorti m'arrêter au salon. Après, j'ai entendu le sable tombé sur les tôles. Dès que j'ai sorti ma tête, j'ai aperçu une maison sur laquelle les ordures sont tombées. Beaucoup sont morts là-bas. J'ai vu une femme étranglée par les ordures. C'est nous qui l'avons sauvée. Tous ceux qui étaient à côté, sont morts et c'est nous qui avons sorti leurs corps. La femme  est sauvée mais  ses deux enfants sont tous morts. Seule ma famille et moi sommes sauvés ici. Neuf chambres sont tombées. Tout s'est déroulé à midi. Ils sont sortis sans m'avertir."

 

Amadou Kadiatou Diallo, secouriste à la croix rouge guinéenne: "nous ne sommes pas habilités à donner un chiffre. Pour le moment, nous sommes sur le terrain. Nous n'avons pas fait la statistique du nombre des victimes. Mais il est quand même à confirmer qu'il y a des morts et des blessés. Pour le moment, nous ne pouvons pas donner un chiffre exact car il y a beaucoup de victimes. Comme nous sommes sur le terrain, nous continuons l'évaluation. Je ne peux pas avancer un chiffre car les équipes sont sur le terrain et je n'ai pas reçu de feedback. (...)"

 

Touré Daouda, étudiant: "j'étais assis ici quand j'ai vu des gens se diriger vers l'endroit. J'ai appris qu'il y a eu des dégâts matériels et morts d'hommes. C'est ainsi que moi aussi je suis venu pour voir ce qui s'y passe. Là-bas, devant moi, ils ont remonté dix personnes parmi lesquelles huit sont mortes et deux blessés. Quand la machine aussi a été envoyée, ils ont retrouvé certaines victimes."

 

Propos recueillis par Kadiata Thiam et décryptés par A. Kendessa Diallo

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