L'enquête sur les massacres du 28 septembre 2009 n'a pas dit son dernier mot. Huit ans après cette horrible journée , les victimes, des centaines, attendent toujours justice. Le pool des juges en charge du dossier continuent d'entendre les témoins civils et militaires. Ce 10 août, l'ancien ministre chargé de la Communication du Capitaine Moussa Dadis Camara, a été entendu par le pool des juges. Au terne de son audition, Tibou Kamara s'est montré serein. Qu'en est-il de son audition?
A sa sortie, l'ancien ministre Secrétaire général à la présidence, sous l'ère général Sékouba Konaté, a déclaré: "je suis très satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le pool des juges, mais je ne voudrais pas violer le secret de l’instruction".
"Je puis vous dire que tout s’est très bien passé dans la courtoisie et le respect. Vous avez devant vous un homme confiant comme toujours. Un homme qui a la conscience tranquille et qui durant les différentes fonctions qu’il a occupées tout au long de l’histoire de son pays, l’a fait avec toute conscience, dans le respect de l’éthique, dans le respect de l’intérêt de notre pays, de l’intégrité de ce pays...", a indiqué Tibou Kamara.
L'ancien ministre Secrétaire général à la présidence a balayé d'un revers de la main tout refus d'aller se présenter devant la justice comme les rumeurs le faisaient croire.
"Beaucoup disaient que j’ai été convoqué et que je n’avais pas l’intention de me présenter devant la justice. Et puis, on a laissé supposer une volonté de défiance à l’encontre de l’institution judiciaire alors que je n’avais pas reçu de convocation m’invitant à me présenter devant la justice", précise Tibou Kamara.
Malgré la fonction qu'il occupe actuellement à la présidence de la République, M. Kamara s'est montré très modeste.
"...ce qui m’est le plus cher dans cette vie, c’est mon honneur. Et pour mon honneur, je suis prêt à tous les sacrifices et à n’importe quelle sollicitation de la justice", se réjouit-il.
Le 28 septembre 2009, le mouvement social guinéen regroupant en son sein des organisations de la société civile et des partis politiques, avait lancé un appel pour manifester contre les velléités du président de la junte, Moussa Dadis Camara, de se présenter aux élections présidentielles.
La répression est sans égal de l'histoire politique du pays: plus de 150 manifestants ont été massacrés et de nombreuses femmes violées au stade de Conakry, selon un rapport d'une commission onusienne.
Amadou Kendessa Diallo
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