La validation du point de 2 l’accord politique du 12 octobre dernier par la Cour constitutionnelle, relatif au mode de désignation des chefs de quartiers et de districts, continue de susciter des réactions même si l’arrêt est sans commentaire. Le président du CNOSCG a un point de vue partagé sur la décision. Dansa Kourouma estime que le combat ne fait que commencer.
Le CNOSCG est l’une des plateformes qui s’est soulevé contre le nouveau code électoral adopté à l’Assemblée nationale. A l’époque, il faut rappeler, que la plateforme avait saisi l’INIDH, qui à son tour avait fait une requête à la Cour constitutionnelle pour inconstitutionnalité de la loi. La validation du mode de désignation des chefs de quartiers et de districts conformément à l’accord politique inter guinéen du 12 octobre 2016 attriste le Dr Dansa Kourouma.
« C’est la dictature de la classe politique qui a été confirmé par la Cour constitutionnelle. Cette dictature, qui voudrait que les partis politiques disposent les quartiers et les districts sans qu’une élection ne soit organisée à ce niveau. Mais en ce qui nous concerne au niveau de la société civile, nous estimons que la bataille n’est pas encore perdu, le combat ne fait que commencer pour la simple raison la candidature indépendante a été conforté par la Cour constitutionnelle dans le code électoral qui leur a été soumis. Mais d’une manière générale les arrêts de la Cour son sans appel et en tant que défenseur de la démocratie, nous estimons que nous devons nous soumettre à cette disposition, mais ça doit faire l’objet de débat et de commentaire pour que prochainement la Cour puisse prendre la température de l’opinion avant de se prononcer sur une loi» a-t-il indiqué.
Plus loin, pour le président du CNOSCG y a de quoi se réjouir.
« Nous avons perdu la bataille à 50%, mais à 50% nous avons gagné parce que notre combat était aussi d’empêcher les acteurs politiques d’avoir une main mise sur les candidatures au niveau des communes parce qu’on sait aujourd’hui, il y a une désaffection politique qui se point à l’horizon. Il ne faut pas qu’on profite de leur suprématie à l’Assemblée nationale pour empêcher les citoyens responsables, crédibles de se présenter aux élections communales. Sur ce point, c’est un ouf de soulagement » a-t-il souligné avant de renchérir « nous restons remobiliser et engager pour que les citoyens soit défendu dans leur loi, pour que la dictature des partis politiques cesse au niveau de la population guinéenne ».
Source: guineealerte