Depuis quelques mois, des commissaires de la Commission électorale nationale indépendante -Ceni- entretiennent une vraie fausse crise au sein de l'institution. La dernière en date, c'est la menace de destitution du président Bakary Fofana, accusé à tort ou à raison, de mauvaise gestion des fonds alloués à l'institution.
Le lundi 19 juin 2017, s'est tenue à la Ceni, une plénière dont l'objectif principal était de demander le départ du président. Malheureusement, il y a eu plus de bruits que de faits. Parce que les commissaires qui criaient sur tous les toits ont "unanimement" accordé un "surcis" à celui qui était traité de tous les noms d'oiseau.
Au regard de cette attitude des commissaires de la Ceni, on a l'impression qu'à chaque fois l'institution est en face à ses responsabilités, on crée une crise. Tenez! Lors des séances dédiées à l'amendement du code électoral, la Ceni a complètement boudé arguant son indépendance. Mais ce qui semble se profiler à l'horizon, à la Ceni, on est en train de créer une "vraie fausse crise". Car, les menaces n'aboutissent à rien alors que les accusations formulées par certains commissaires sont graves.
Si à chaque fois la situation de la crise au sein de la Ceni se termine par des conciliations, on pourrait affirmer qu'on veut juste créer du tort à Bakary Fofana. Parce que ceux qui l'accusent ne disposeraient pas suffisamment de preuve pour le destituer.
Déjà, après les menaces de ses pairs, ce dernier a fait une sortie médiatique indiquant qu'il ne se reprochait de rien après avoir organisé deux élections: les législatives de 2013 et les présidentielles de 2015.
Donc, aujourd'hui, on peut dire, eu égard à tout le brouhaha autour de la gestion des fonds alloués à la Ceni, la création d'un Comité de Trésorerie est bienvenue mais est-ce la cause de la crise? En définitive, les commissaires sont à l'image de leurs anciens patrons politiques. Ils menacent mais ne cassent pas un oeuf.
Amadou Kendessa Diallo