Accord politique d'octobre 2016: Satisfaction des exigences de l'opposition ou la rue

Politique

L’opposition a menacé en début de semaine de battre le pavé si la mise en œuvre de l'accord politique d'octobre 2016 n'est pas effective. Réunie en plénière le 12 juin au QG de l'Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG-, elle promet de mettre en exécution ses menaces si toutefois le pouvoir ne fait pas montre de bonne foi dans l'application dudit accord.

Au sortir de cette rencontre, le porte-parole de l'opposition n'est pas allé du dos de la cuiller pour annoncer les couleurs après la fin du mois de ramadan. "Nous allons informer et sensibiliser tous nos militants et sympathisants et le peuple de Guinée. à la deuxième quinzaine du mois de juillet, nous allons commencer les manifestations dans les voies et places publiques", prévient-il. 

L'application de l’accord du 12 octobre 2016 suscite une polémique entre les acteurs politiques. Si du côté de la mouvance présidentielle, on parle d’une avancée significative, pour sa part, l’opposition dénote un manque de volonté politique du gouvernement.

Sur l'ensemble des points de l'accord politique, l'opposition estime que seule la libération des prisonniers a été appliquée. "C’est vrai, reconnaît M. Sylla, il y a eu assez d’efforts dans ce domaine. Mais au moment déjà où on signait cet accord, il n’y avait plus beaucoup de prisonniers. Certains étaient en procédure judiciaire. Les procédures sont achevées. Il y a eu un arrêté conditionnel d’une quinzaine de détenus qui a été effectivement signé par le ministre de la Justice. On peut dire de ce côté, les choses ont relativement bougé", martèle-t-il.

Cependant, selon le président de l'UFC, l’opposition regrette le blocus autour de certains points dont l’organisation des élections locales, l’indemnisation des victimes, la promulgation du code électoral, la participation de la CENI dans les travaux du comité de suivi, l’identification et la poursuite des responsables et des commanditaires des actes de violences lors des manifestations de l’opposition, la mise en place de la Haute Cour de Justice.

Suite à ce blocus, l’opposition projette des manifestations pour se faire entendre. "Nous ne pouvons pas continuer à croiser les bras et à nous laisser rouler dans la farine avec un comité de suivi qui se réunit depuis 8 mois dont les résultats de l’action ne sont pas encore visibles", regrette-t-il.

Amadou Kendessa Diallo

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