BAH OURY: les bienfaits d'une grâce présidentielle

Libre Opinion

Il n'a pas été au sein de l'UFDG ¨le fer de lance¨ des manifestations contre le pouvoir en place en Guinée. Une tâche qui, jadis était réservée à Mouctar Diallo, le président des NFD, mais il y a eu toujours un rebelle en lui et ce rebelle parle aujourd'hui plus fort.  Pas seulement au nom des faibles mais en faveur d'un régime qu'il a toujours décrié, dénigré, diabolisé et combattu. A sa manière il a décidé d’exprimer toute sa gratitude au président Alpha Condé.

De même, à sa manière aussi il avait décidé de clôturer, solennellement la cascade de visites des leaders politiques Guinéens dans le Royaume Belge au mois de mars dernier. D'abord le président de l'UPR, Bah Ousmane qui, le 17 mars 2017 est passé à l'incognito à Bruxelles. Ou du moins, avait, comme il le fait depuis qu'il a été enterré politiquement par le Doyen Bah Mamadou en 2007 au profit de Cellou Dalein, regroupé quelques affidés dans l'appartement de son Secrétaire Fédéral Elhadj Boubacar Lelouma Diallo pour échanger quelques  amabilités ou des secrets d'Etat avant de filer, Dieu seul sait vers où. Il sera suivi le 24 mars par le président de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo qui, selon son Secrétaire Fédéral Yaya Bangoura était dans le Royaume sous l'invitation de quelques parlementaires Belges, une visite de travail qui était pourtant loin de passer inaperçue. Il avait d'ailleurs profité pour rencontrer ses militants et sympathisants devant lesquels il avait critiqué une fois de plus le régime d'Alpha Condé incapable selon lui de respecter le moindre engagement. 

Ironie de sort le président de l'UFDG sera suivi le lendemain, 25 mars 2017 par son premier vice-président suspendu, Bah Amadou Oury qui, à son tour avait tenté dans une salle sise dans le QG de la communauté Peulh pour ne pas dire le ``Brabant Peulh'' à Bruxelles de rassurer, de convaincre non seulement sur l'avenir du régime d'Alpha Condé mais de se blanchir avant même que la justice Guinéenne ne dise son dernier mot sur l'imbroglio politique qui a marqué, après quatre ans d'exile son retour au siège de l'UFDG. Rappelons que dans cette confusion un journaliste avait perdu la vie.
On ne saurait écouter ce jour  Bah Oury, comme on l'appelle sans se rappeler victoire Hugo qui écrivait: « Vous m'avez dressé des belles et puissantes strophes, naturellement difficile à publier, vu l'état de siège et l'imbroglio dans lequel nous barbotons.»

Mais qui a dit que la meilleure façon de paraître génial est d’être inintelligible ?
Le contraste est saisissant chez Bah Oury. Rappelons-nous le 17 juillet 2015, lors du dernier meeting organisé par l'UFDG à Bruxelles en présence de Cellou Dalein, Bah Oury lui-même et Ousmane Gaoul avant l’élection présidentielle. Le vice-président suspendu ou exclu comme vous voulez de l'UFDG laissait ceci: « Je suis né en 1958, j'ai connu toute la dictature de Sékou Touré. Alpha Condé est sur la même longueur d'onde. » Le 25 mars dernier alors qu'il encourageait les Guinéens d'investir dans le développement, une question lui est posée: Comment peut-on investir dans un pays où il n'y a pas d'apaisement? Comprenez où il n'y a pas de paix? Sa réponse: «  Vous verrez, l'apaisement sera là dans quelques mois voire une année. »Cela rappelle à certains égards un certain Docteur Saliou Bella Diallo le président du parti AFIA, porte-parole de la Mouvance Présidentielle pendant la dernière élection présidentielle. Invité à l'émission Face à l'Info de la Radio Nostalgie il déclarait sans ambages: « Avec le coup KA-O nous Guinéens vendrons bientôt l'électricité aux pays voisins, fêterons l'autosuffisance alimentaire.» Deux ans après le coup KA-O. A vous de juger !

Le vice-président suspendu de l'UFDG ne s'arrête pas là. A la question d'un autre spectateur qui lui demandait sur l'histoire de l'eau contaminée invoquée par Alpha Condé pendant la campagne présidentielle de 2010. Il répond la fleur au fusil: « Les victimes n'ont pas été indemnisées. » Aux yeux donc de Bah Oury, cette histoire de l'eau contaminée est bel et bien une réalité. Arrivée un peu en retard dans la salle, j'ignore totalement si la question relative à l’attentatcontre le président Guinéen lui avait été posée. Mais dans un autre registre il avait réagi en laissant entendre que l'histoire jugera. On peut se demander si les historiens de l’avenir feront abstraction à cette histoire de l’eau contaminée qui a engendré tant de haines et causé tant de malheur à des différentes familles.
Le vice-président suspendu de l'UFDG a eu parfois l'air grave lorsqu'il était amené à raconter ce qui s'est passé au siège de son parti à son retour au bercail après la grâce présidentielle. Avec des mâchoires serrés et un regard fermé, on le sent coincé, nerveux et même agressif, il expose à la manière d’un homme meurtrit des félonies dont il estime être victime de la part de son ami d’hier, Cellou Dalein Diallo et il termine par cette malédiction qui en dit long sur sa détresse : « Que Dieu maudisse tous ceux qui ont voulu me détruire et détruire l'UFDG. »

Il serait une perte de temps de lui demande s'il éprouve le moindre ressentiment à l'égard de Cellou Dalein. « J'ai sauvé Cellou Dalein. Le 28 septembre 2009 j'étais à côté de lui au stade quand Toumba est venu prendre tous les autres, Jean Marie Doré, Louceny  Fall et nous laisser. J'ai pris Cellou dans mes mains, j'ai entamé la sortie avec tous les risques et j'ai croisé Thiegboro et comme il me connaissait il s'est arrêté il nous a pris dans sa jeep. » Sans doute. Mais comme disait Alexandre Dumas: « Il y a des Services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude.» En parlant de son ami d'hier il ne fait pas l'usage de la langue de bois, il dit haut et fort que Cellou Dalein qu'il a toujours défendu et sauvé a bien tenté de l'assassiner le 5 février 2016 en faisant croire au monde entier que c'est un meurtre commandité par Alpha Condé rappelant plus que jamais le sort similaire que Sékou Touré avait réservé à Teli Diallo.  « Les esprits d'ailleurs étaient préparés dans ce sens »dira-t-il. 

Mais l'UFDG est-elle détruite?  Le vice-président suspendu de l'UFDG est un homme désespéré qui a l’air de perdre son répondant. l'UFDG est politiquement plus forte sur le plan national et international qu'elle ne l'était il y a dix ans, plus structurée qu'elle ne l'était il y a dix ans, plus enviable aussi qu’elle ne l’était il y a dix ans. N'eut été d'ailleurs la fraude qu'Alpha Condé considère comme inhérente à toute élection Africaine, son leader Cellou Dalein serait président depuis 2010 et l'UFDG serait aujourd’hui majoritaire à l'Assemblée Nationale. 
Mais il faut le dire, l'implantation politique si enviable de l'UFDG qu’elle soit est sans doute un travail collectif et Bah Oury  y a sa part et une grande part. C'est d’ailleurs ce qui fait mal chez les fans de Bah Oury. Des fans qu'on peut compter aujourd'hui sur les doigts d'une seule main et une main à trois doigts. Qui voient dans cette guerre qui est ouverte une illustration de la formule d’Aristophane : « L’un sème", l’autre récolte.» On entend souvent dire dans la bouche des fans de Bah Oury cette réaction : « Si Cellou Dalein est sûr de lui alors qu'il crée son propre parti politique, l'UFDG n'est pas pour lui mais pour nous. »

Bah Oury est-il politiquement détruit?  En tout cas la machine Dalenienne mise en place à son égard ne lui laisse pas une très grande marge de manœuvre. On peut aussi le témoigner par l'absence dans la salle de tous les membres du bureau fédéral de l'UFDG au Benelux. Du moins il y avait le Secrétaire à l'Organisation, Monsieur Diouldé Diallo qui était là. Mais à en croire son  Secrétaire Fédéral Yaya Bangoura à titre personnel, pas au nom de l'UFDG. Tous ont boudé Bah Oury en respectant sans sourciller un ordre venu d'en haut selon le Secrétaire Fédéral. On sait qu'à l'UFDG un ordre qui vient d'en haut n'est ni contesté ni contestable. Inutile donc de chercher son contenu. Le vice-président suspendu se voit de plus en plus isolé par son parti. Pour faire front il a décidé de prendre les alliés où il les trouvera.
La réponse à la question d'un autre spectateur en dit long sur cette démarche. Inquiet de la division entre les leaders les plus présidentiables à ses yeux, Bah Oury, Cellou Dalein et Mouctar Diallo, il se demande si cette division n'est pas un handicap pour la communauté Peulh? La réponse de Bah Oury ne se fait pas attendre. D’abord il met en garde ce spectateur désabusé avant de livrer cette réaction: « Attention nous ne sommes pas que trois, il y en a aussi d'autres et, n'oubliez pas Bah Ousmane.»
On a vite compris que Bah Ousmane est désormais l'allié principal du vice-président suspendu de l'UFDG. Sur Bah Ousmane, il dira: « Ila beaucoup contribué à mon retour en Guinée. Et croyez-moi depuis que je suis rentré il fait beaucoup pour moi, même la voiture que j'utilise est pour lui. » Une reconnaissance qui ne reste pas sans faire jubiler le Secrétaire Fédéral de l'UPR au Benelux qui était d'ailleurs à son chevet (voir  photo à droite). Rien d’étonnant pourtant j’ai toujours dit et écrit que Bah Ousmane est un politique pas comme les autres. Il est d’un humanisme exceptionnel, il aime les gens. Cet homme qui est extrêmement  sensibilisé aux gestes qui sauvent est un Bon Samaritain qui n’a pas le sens des hiérarchies sociales. Mais là où le bât blesse chez le tuteur de Bah Oury ce qu’il est un ardent partisan pour ne pas dire un disciple d'Émile Chartier, le philosophe du radicalisme qui écrivait: « Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'a qu'une idée.» Mais le Président de l’UPR n’a qu’une idée : ¨Je ne serai pas président de la Guinée¨.

Bah Ousmane est un chef politique qui ne veut pas être élu mais nommé. Le seul président d’un parti politique qui ne vise pas la plus haute fonction de l’Etat Sans doute le contraire de Bah Oury qui aime les joutes politiques même quand elles se terminent dans le sang.

Par ailleurs on peut s'étonner que même dans ses moments de détente Bah Oury n'ait pas fait cas à  l'ancien représentant de l'UFDG auprès des Institutions Européennes, Siradjo Diallo pour lui exprimer sa gratitude si minime qu'elle devait l’être. Pourtant personne n'est dupe, Siradjo Diallo (voir photo à gauche) qui a démissionné avec fracas le 7 juillet 2015 de l'UFDG, une démission qui a été suivie par sa réception à Sekoutoureyah avait aussi contribué sans doute au retour au bercail de celui qui l'appelle: ¨Koto Siradjo¨

Rappelons d'ailleurs que ce dernier vit depuis lors dans une discrétion totale et comme beaucoup d’autres Monsieur Siradio Diallo continue encore à piaffer d’impatience de voir son geste grandement récompensé par Alpha Condé. Une impatience insoutenable qu’il partage avec tant d’autres. On peut citer entre autres : Docteur Saliou Bella Diallo du parti AFIA,  Mamadou Bah Badiko de l’UFD, Sidya Touré de l’UFR. Un monde que le président de l’UFDG appelle les ¨ Cooptés¨ d’Alpha Condé. C’est désormais parmi ces ¨Cooptés-lਠque le vice-président exclu de l’UFDG a décidé, une fois encore, à sa manière d’aller vivre sous couvert du président Machiavélique Guinéen qui a compris avant tout ce monde que pour gouverner il faut faire croire            

ELHADJ BAH pour lejourguinée au Benelux, membre de Press club Brussels Europe. el.bao@hotmail.com+32/493 42 83 97  ou +31/687 97 00 03

 

Il n'a pas été au sein de l'UFDG ¨le fer de lance¨ des manifestations contre le pouvoir en place en Guinée. Une tâche qui, jadis était réservée à Mouctar Diallo, le président des NFD, mais il y a eu toujours un rebelle en lui et ce rebelle parle aujourd'hui plus fort.  Pas seulement au nom des faibles mais en faveur d'un régime qu'il a toujours décrié, dénigré, diabolisé et combattu. A sa manière il a décidé d’exprimer toute sa gratitude au président Alpha Condé.

De même, à sa manière aussi il avait décidé de clôturer, solennellement la cascade de visites des leaders politiques Guinéens dans le Royaume Belge au mois de mars dernier. D'abord le président de l'UPR, Bah Ousmane qui, le 17 mars 2017 est passé à l'incognito à Bruxelles. Ou du moins, avait, comme il le fait depuis qu'il a été enterré politiquement par le Doyen Bah Mamadou en 2007 au profit de Cellou Dalein, regroupé quelques affidés dans l'appartement de son Secrétaire Fédéral Elhadj Boubacar Lelouma Diallo pour échanger quelques  amabilités ou des secrets d'Etat avant de filer, Dieu seul sait vers où. Il sera suivi le 24 mars par le président de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo qui, selon son Secrétaire Fédéral Yaya Bangoura était dans le Royaume sous l'invitation de quelques parlementaires Belges, une visite de travail qui était pourtant loin de passer inaperçue. Il avait d'ailleurs profité pour rencontrer ses militants et sympathisants devant lesquels il avait critiqué une fois de plus le régime d'Alpha Condé incapable selon lui de respecter le moindre engagement. 

Ironie de sort le président de l'UFDG sera suivi le lendemain, 25 mars 2017 par son premier vice-président suspendu, Bah Amadou Oury qui, à son tour avait tenté dans une salle sise dans le QG de la communauté Peulh pour ne pas dire le ``Brabant Peulh'' à Bruxelles de rassurer, de convaincre non seulement sur l'avenir du régime d'Alpha Condé mais de se blanchir avant même que la justice Guinéenne ne dise son dernier mot sur l'imbroglio politique qui a marqué, après quatre ans d'exile son retour au siège de l'UFDG. Rappelons que dans cette confusion un journaliste avait perdu la vie.
On ne saurait écouter ce jour  Bah Oury, comme on l'appelle sans se rappeler victoire Hugo qui écrivait: « Vous m'avez dressé des belles et puissantes strophes, naturellement difficile à publier, vu l'état de siège et l'imbroglio dans lequel nous barbotons.»

Mais qui a dit que la meilleure façon de paraître génial est d’être inintelligible ?
Le contraste est saisissant chez Bah Oury. Rappelons-nous le 17 juillet 2015, lors du dernier meeting organisé par l'UFDG à Bruxelles en présence de Cellou Dalein, Bah Oury lui-même et Ousmane Gaoul avant l’élection présidentielle. Le vice-président suspendu ou exclu comme vous voulez de l'UFDG laissait ceci: « Je suis né en 1958, j'ai connu toute la dictature de Sékou Touré. Alpha Condé est sur la même longueur d'onde. » Le 25 mars dernier alors qu'il encourageait les Guinéens d'investir dans le développement, une question lui est posée: Comment peut-on investir dans un pays où il n'y a pas d'apaisement? Comprenez où il n'y a pas de paix? Sa réponse: «  Vous verrez, l'apaisement sera là dans quelques mois voire une année. »Cela rappelle à certains égards un certain Docteur Saliou Bella Diallo le président du parti AFIA, porte-parole de la Mouvance Présidentielle pendant la dernière élection présidentielle. Invité à l'émission Face à l'Info de la Radio Nostalgie il déclarait sans ambages: « Avec le coup KA-O nous Guinéens vendrons bientôt l'électricité aux pays voisins, fêterons l'autosuffisance alimentaire.» Deux ans après le coup KA-O. A vous de juger !

Le vice-président suspendu de l'UFDG ne s'arrête pas là. A la question d'un autre spectateur qui lui demandait sur l'histoire de l'eau contaminée invoquée par Alpha Condé pendant la campagne présidentielle de 2010. Il répond la fleur au fusil: « Les victimes n'ont pas été indemnisées. » Aux yeux donc de Bah Oury, cette histoire de l'eau contaminée est bel et bien une réalité. Arrivée un peu en retard dans la salle, j'ignore totalement si la question relative à l’attentatcontre le président Guinéen lui avait été posée. Mais dans un autre registre il avait réagi en laissant entendre que l'histoire jugera. On peut se demander si les historiens de l’avenir feront abstraction à cette histoire de l’eau contaminée qui a engendré tant de haines et causé tant de malheur à des différentes familles.
Le vice-président suspendu de l'UFDG a eu parfois l'air grave lorsqu'il était amené à raconter ce qui s'est passé au siège de son parti à son retour au bercail après la grâce présidentielle. Avec des mâchoires serrés et un regard fermé, on le sent coincé, nerveux et même agressif, il expose à la manière d’un homme meurtrit des félonies dont il estime être victime de la part de son ami d’hier, Cellou Dalein Diallo et il termine par cette malédiction qui en dit long sur sa détresse : « Que Dieu maudisse tous ceux qui ont voulu me détruire et détruire l'UFDG. »

Il serait une perte de temps de lui demande s'il éprouve le moindre ressentiment à l'égard de Cellou Dalein. « J'ai sauvé Cellou Dalein. Le 28 septembre 2009 j'étais à côté de lui au stade quand Toumba est venu prendre tous les autres, Jean Marie Doré, Louceny  Fall et nous laisser. J'ai pris Cellou dans mes mains, j'ai entamé la sortie avec tous les risques et j'ai croisé Thiegboro et comme il me connaissait il s'est arrêté il nous a pris dans sa jeep. » Sans doute. Mais comme disait Alexandre Dumas: « Il y a des Services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude.» En parlant de son ami d'hier il ne fait pas l'usage de la langue de bois, il dit haut et fort que Cellou Dalein qu'il a toujours défendu et sauvé a bien tenté de l'assassiner le 5 février 2016 en faisant croire au monde entier que c'est un meurtre commandité par Alpha Condé rappelant plus que jamais le sort similaire que Sékou Touré avait réservé à Teli Diallo.  « Les esprits d'ailleurs étaient préparés dans ce sens »dira-t-il. 

Mais l'UFDG est-elle détruite?  Le vice-président suspendu de l'UFDG est un homme désespéré qui a l’air de perdre son répondant. l'UFDG est politiquement plus forte sur le plan national et international qu'elle ne l'était il y a dix ans, plus structurée qu'elle ne l'était il y a dix ans, plus enviable aussi qu’elle ne l’était il y a dix ans. N'eut été d'ailleurs la fraude qu'Alpha Condé considère comme inhérente à toute élection Africaine, son leader Cellou Dalein serait président depuis 2010 et l'UFDG serait aujourd’hui majoritaire à l'Assemblée Nationale. 
Mais il faut le dire, l'implantation politique si enviable de l'UFDG qu’elle soit est sans doute un travail collectif et Bah Oury  y a sa part et une grande part. C'est d’ailleurs ce qui fait mal chez les fans de Bah Oury. Des fans qu'on peut compter aujourd'hui sur les doigts d'une seule main et une main à trois doigts. Qui voient dans cette guerre qui est ouverte une illustration de la formule d’Aristophane : « L’un sème", l’autre récolte.» On entend souvent dire dans la bouche des fans de Bah Oury cette réaction : « Si Cellou Dalein est sûr de lui alors qu'il crée son propre parti politique, l'UFDG n'est pas pour lui mais pour nous. »

Bah Oury est-il politiquement détruit?  En tout cas la machine Dalenienne mise en place à son égard ne lui laisse pas une très grande marge de manœuvre. On peut aussi le témoigner par l'absence dans la salle de tous les membres du bureau fédéral de l'UFDG au Benelux. Du moins il y avait le Secrétaire à l'Organisation, Monsieur Diouldé Diallo qui était là. Mais à en croire son  Secrétaire Fédéral Yaya Bangoura à titre personnel, pas au nom de l'UFDG. Tous ont boudé Bah Oury en respectant sans sourciller un ordre venu d'en haut selon le Secrétaire Fédéral. On sait qu'à l'UFDG un ordre qui vient d'en haut n'est ni contesté ni contestable. Inutile donc de chercher son contenu. Le vice-président suspendu se voit de plus en plus isolé par son parti. Pour faire front il a décidé de prendre les alliés où il les trouvera.
La réponse à la question d'un autre spectateur en dit long sur cette démarche. Inquiet de la division entre les leaders les plus présidentiables à ses yeux, Bah Oury, Cellou Dalein et Mouctar Diallo, il se demande si cette division n'est pas un handicap pour la communauté Peulh? La réponse de Bah Oury ne se fait pas attendre. D’abord il met en garde ce spectateur désabusé avant de livrer cette réaction: « Attention nous ne sommes pas que trois, il y en a aussi d'autres et, n'oubliez pas Bah Ousmane.»
On a vite compris que Bah Ousmane est désormais l'allié principal du vice-président suspendu de l'UFDG. Sur Bah Ousmane, il dira: « Ila beaucoup contribué à mon retour en Guinée. Et croyez-moi depuis que je suis rentré il fait beaucoup pour moi, même la voiture que j'utilise est pour lui. » Une reconnaissance qui ne reste pas sans faire jubiler le Secrétaire Fédéral de l'UPR au Benelux qui était d'ailleurs à son chevet (voir  photo à droite). Rien d’étonnant pourtant j’ai toujours dit et écrit que Bah Ousmane est un politique pas comme les autres. Il est d’un humanisme exceptionnel, il aime les gens. Cet homme qui est extrêmement  sensibilisé aux gestes qui sauvent est un Bon Samaritain qui n’a pas le sens des hiérarchies sociales. Mais là où le bât blesse chez le tuteur de Bah Oury ce qu’il est un ardent partisan pour ne pas dire un disciple d'Émile Chartier, le philosophe du radicalisme qui écrivait: « Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'a qu'une idée.» Mais le Président de l’UPR n’a qu’une idée : ¨Je ne serai pas président de la Guinée¨.

Bah Ousmane est un chef politique qui ne veut pas être élu mais nommé. Le seul président d’un parti politique qui ne vise pas la plus haute fonction de l’Etat Sans doute le contraire de Bah Oury qui aime les joutes politiques même quand elles se terminent dans le sang.

Par ailleurs on peut s'étonner que même dans ses moments de détente Bah Oury n'ait pas fait cas à  l'ancien représentant de l'UFDG auprès des Institutions Européennes, Siradjo Diallo pour lui exprimer sa gratitude si minime qu'elle devait l’être. Pourtant personne n'est dupe, Siradjo Diallo (voir photo à gauche) qui a démissionné avec fracas le 7 juillet 2015 de l'UFDG, une démission qui a été suivie par sa réception à Sekoutoureyah avait aussi contribué sans doute au retour au bercail de celui qui l'appelle: ¨Koto Siradjo¨

Rappelons d'ailleurs que ce dernier vit depuis lors dans une discrétion totale et comme beaucoup d’autres Monsieur Siradio Diallo continue encore à piaffer d’impatience de voir son geste grandement récompensé par Alpha Condé. Une impatience insoutenable qu’il partage avec tant d’autres. On peut citer entre autres : Docteur Saliou Bella Diallo du parti AFIA,  Mamadou Bah Badiko de l’UFD, Sidya Touré de l’UFR. Un monde que le président de l’UFDG appelle les ¨ Cooptés¨ d’Alpha Condé. C’est désormais parmi ces ¨Cooptés-lਠque le vice-président exclu de l’UFDG a décidé, une fois encore, à sa manière d’aller vivre sous couvert du président Machiavélique Guinéen qui a compris avant tout ce monde que pour gouverner il faut faire croire            

ELHADJ BAH pour lejourguinée au Benelux, membre de Press club Brussels Europe. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.+32/493 42 83 97  ou +31/687 97 00 03

 

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