Conflit domanial: quand Djéné Kaba tente de déloger les membres de sa famille à Dixinn 

Société

Un conflit domanial opposant les membres d’une même famille a tourné au vinaigre ce vendredi 5 mai 2017 au quartier Camayenne dans la commune de Dixinn. Le litige qui oppose Djéné Kaba et les autres membres de sa famille  tourne au tour d’une maison qu’a laissée leur grand-père.   

Selon les témoignages recueillis sur les lieux, c’est la dame Djéné Kaba qui a envoyé les forces de l’ordre pour déguerpir les autres membres de sa famille qui occupent la concession.  Arrivés sur les lieux, les agents ont décoiffé la maison, pillé le contenu et aurait emporté des biens. Constatant le vandalisme de la concession par des agents des forces de l’ordre, les membres de la famille appuyés par certains jeunes du quartier se sont opposés. Une chose qui a poussé les forces de l’ordre à utiliser les gaz-lacrymogènes pour disperser la foule causant des blessés.  

Interrogé sur l’origine du conflit, Ibrahima Cire Kaba, inspecteur de police en service à la sureté de Conakry et membre de la famille, a indiqué que la concession est un héritage. Selon lui, la maison n’appartient pas au papa de dame Djéné Kaba. Tout de même, il affirme que c’est le nom du père de ce dernier qui est écrit sur les dossiers.

« Sur beaucoup de dossier des parcelles, ce sont les noms des ainés qui ont été écrits. Donc, c’était un consensus dans notre famille. Effectivement, c’est le nom de son père qui se trouve  dans le papier. Mais cela ne veut pas dire que la maison appartient à son père. Donc, c’est là le problème. La maison n’appartient pas à son père mais plus tôt à l’ensemble de la famille qui est aux nombres de 7 personnes. Et aujourd’hui, aucun d’entre eux n’est vivant», témoigne l’officier.  

Un autre membre de la famille du nom de Fodé Boubacar Kaba accuse leur sœur d’utiliser ses moyens et ses relations pour s’accaparer de la concession. « Comme elle a des moyens et elle dit que le procureur Moundjour Chérif est son père, elle va nous déloger de gré ou de force. C’est ainsi ce matin, la gendarmerie est venu, ils ont décoiffé la maison, pillé le contenu et emporté des biens et de l’argent avec eux. Donc nous sommes là et nous résistons à cette situation, pour que l’autorité puisse s’impliquer en tenant compte de nos origines et des papiers parce que c’est une concession familiale», soutient Fodé Boubacar Kaba.           

Abdoulaye Cissé journaliste à la radio nostalgie témoigne « c’est le conflit domanial d’une famille qui a dégénéré ce matin et les forces de l’ordre sont rentrés dans les différentes maisons. Personnellement, quand ils sont venus, je me lavais, ils ont défoncé la porte et jeté des gaz lacrymogènes. Ils ont saccagé le contenu de mon salon. Moi je qualifie cela comme d’assassinat parce qu’ils voulaient nous tuer. Je compte porter plainte pour violation de domicile. Heureusement je connais les gens qui se sont livrés à ses pratiques-là, c’est l’escadron mobile de Hamdanllaye et celui de Matam.

Nos tentatives de joindre Djéné Kaba pour équilibrer l’information ont été vaines. Au moment où nous quittions les lieux, les jeunes et les forces de l’ordre se regardaient en chien défaillance.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

 

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