Guinée: l'OMS veut accélérer la disponibilité du vaccin contre Ebola

Presse Etrangère

Margaret Chan, la directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est en visite en Guinée. Ce jeudi 4 mai, s'est tenue une réunion sur la vaccination anti-Ebola avec pour objectif d'accélérer la disponibilité des vaccins. En Guinée, 8 000 personnes sont vaccinées contre Ebola. Le pays sert ainsi de plateforme pour les essais cliniques.

Il y a un an, Lancinet travaillait avec les communautés affectées par Ebola. Alors que le vaccin n'était qu'à ses débuts, il a pris le risque : « Au début, j’avais peur. Comme je travaillais avec les communautés affectées, j’entendais dire qu’on nous envoyait quelque chose pour augmenter le nombre d’Ebola. Quand tu rentres à la maison, il y a des idées folles qui reviennent et après tu dis, "je laisse tomber". Ensuite, on m’a mis six fois sur la liste des contacts qui devaient recevoir le vaccin. Après, je me suis dit, si je ne prends pas ça, peut-être la septième fois ce sera le vrai Ebola que j'aurai ».

Inefficace chez les moins de six ans ?

Onze mois après la fin de l'épidémie, en réunion à Conakry, les autorités sanitaires régionales souhaitent accélérer la disponibilité du vaccin. Marie-Paule Kieny, directrice adjointe de l'OMS : « Il y a de nombreux candidats au vaccin. Il y a en a une demi-douzaine. Le plus avancé pour le moment, c’est le vaccin Merck parce qu’on a pu montrer en Guinée qu’il était efficace. Moi, j’ai même été vaccinée deux fois ».

Le premier à s'être fait vacciner, docteur Sakoba Keita, coordinateur de la lutte contre Ebola, estime qu'il reste encore des questions à élucider : « Premièrement, ce vaccin n’a pas pu répondre notamment sur la durée de l’immunité. Deuxièmement, chez les tout petits, on ne sait pas si ce vaccin peut-être efficace, sur les moins de six ans ».

300 000 doses ont été achetées par l'Alliance Gavi en cas de résurgence du virus.  L'Alliance Gavi regroupe secteurs privé et public dont l'objectif commun est de faire en sorte que les enfants aient un accès égal aux vaccins, quel que soit leur lieu de résidence en cas de résurgence du virus.

Par RFI

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