La préfecture de Boké a vécu, mardi 25 avril 2017, une journée chaude suite aux échauffourées provoquées par la coupure du courant . Des édifices publics récemment construits ont payé le prix de cette expression populaire d'un malaise social. Le siège de l'Electricité de Guinée (EDG), la mairie ont été saccagées par les manifestants en furie.
Le gouverneur de la ville de Conakry, le général Mathurin Bangoura, un fils du terroir, envoyé en sapeur pompier, n'a pas pu calmer l'ardeur des jeunes en colère. D'ailleurs, selon un confrère, il aurait même échappé belle à lynchage populaire. Interrogé ce matin par Espace Fm, le gouverneur de la ville de Conakry a déclaré que : "le constat est amer".
Pour sa part, le député uninominal de Boké a déclaré que la manifestation du mardi 25 avril 2017 causée par la coupure de l'électricité est une goutte d'eau dans l'océan de colère dans lequel les Bokeka sont plongés. "Il y a une accumulation de frustrations à Boké. Pour preuve, on ne peut pas identifier les instigateurs", ajoute M. Sylla. Qui accuse les sociétés minières qui évoluent dans la zone d'avoir oublié cette zone.
Enfin, dira-t-il, la jeunesse de Boké manque d'emplois tout en pointant un doigt accusateur au comportement de la Société Minière de Boké (SMB). Cette société est accusée de "mauvais comportements" avec ses camions qui soulèvent des nuages de poussière dans la ville.
Fanta Bah pour lejourguinee.com