La commémoration de la 113ème anniversaire de la convention de cession des Iles de Los tenue par la Grande Bretagne au profit de la France contre la terre neuve (Canada) a eu lieu le week-end dernier à Fotoba. A l’occasion de cette cérémonie, le porte- parole du village Charle Daniel est revenu sur l’historique des Iles de Los et des accords de Coléah (Fotoba).
Dans son intervention, le porte-parole du village Charle Daniel a rappelé que les iles de los ont été occupées pour la première fois par les portugais. « C’est après eux (les portugais ndlr) que les anglais sont venus après avoir su que les portugais étaient déjà passés, eux ils se sont installés. Après, ils ont nommé un Boffaka comme chef de Canton parce que ce dernier avait fait l’armé en Angleterre, il parlait anglais et il s’appelait SPIO OKONORE, je suis l’un des ses petits fils », déclare Charle Daniel.
Revenant sur la convention de cession des Iles de Los entre les anglais et les français, Charle Daniel a précisé que ces iles ont été échangées par la Grande Bretagne au profit de la France contre la terre neuve (Canada) en avril 1904. « Comme ce sont les français qui colonisaient la Guinée et ils avaient une partie qu’on appelait terre neuve au canada et les Iles de los appartenaient aux anglais donc ils se sont rencontrés pour faire un échange en avril 1904, après les Iles de Los revenus aux français ».
Pour ce qui est des symboles des iles, Charle Daniel a cité les drapeaux qui flottent dans ses iles mais aussi le Pénitencier, où étaient emprisonnés des grandes personnalités comme le Waliou de Gomba Thièrno Aliou Diaye et Alpha Boubacar Diallo de 1911 à 1912.
A l’en croire, à la fin du XVème siècle, les portugais avaient déjà érigé l’esclaverie de fotoba. Selon lui, celle-ci sera utilisée par les anglais au XIXè siècle, avant d’être transformée, par la France en pénitencier en 1908, à l’image de Cayenne en Guyane et de la base du lévrier ( ex-port-Etienne).
Plus loin, le porte-parole a fait savoir que la première guerre mondiale avait rendu trop difficiles les exils lointains notamment vers Cayenne. C’est pour cette raison que l’administration française avait donc besoin de faire des Iles de Los, des lieux d’exils privilégié et d’y créer un centre pénitencier devant accueillir les condamnés des colonies françaises d’Afrique.
Amadou Tidiane 2 Bah, stagiaire