Lutte contre le paludisme : « le taux de prévalence de la maladie a nettement baissé », selon le ministre de la santé

Société

En prélude de la célébration de la journée internationale du paludisme, le ministère de la santé en collaboration avec le projet stop palu a organisé une conférence de presse ce vendredi 21 avril 2017 à Conakry. Il était question pour le département de faire le point sur la situation de cette maladie en république de Guinée.

Dans sa communication, le ministre de la Santé, Dr Abdourahmane Diallo a rappelé que le paludisme constitue un problème de santé publique majeurs parce qu’on entend en longueur de journée que le paludisme tue pratiquement plus que tous les autres maladies.

« Le paludisme continue à être la raison principale des consultations au niveau de nos structures sanitaires. Mais malheureusement le paludisme continue à être la première cause de décès plus que 23% de tous les décès sont attribuable au paludisme », affirme le ministre.

Parlant du niveau d’avancement de la lutte contre la maladie, le Dr Abdourahmane Diallo a précisé que de 2012 à 2017 le taux de la prévalence nationale du paludisme a nettement baissé. Selon lui, elle est passée de 44% à 15%, soit une réduction de 65%.

« En 2012, Boké avait une prévalence de 24%, Labé 38%, Mamou 47%, Kankan 50%, N’Zérékoré59% avec un pic à Faranah avec 66%. La prévalence nationale est de 44%. La bonne nouvelle aujourd’hui, c’est que ces chiffres ont été améliorés. La prévalence nationale est passée de 44% à 15%. Ce qui représente une réduction de 65% », rassure Dr Abdourahmane.

A en croire le ministre, il y’a une réduction significative de la prévalence du  paludisme en Guinée. Il a fait savoir que les régions qui étaient  dans la catégorie à haute transmission à savoir Kindia, Faranah Kankan et Nzérékoré ont changé de catégorie. Elles ont tous passé des régions à catégorie modéré. Et les régions qui étaient en catégorie modéré c’est-à-dire Labé et Boké  sont passé dans la catégorie à transmission faible ».

Aux dires du ministre guinéen de la Santé, pour aboutir à ce résultat, plusieurs stratégies ont été mises en place. « Il y a eu un renforcement des capacités en terme de personnel qualifié à tous les niveaux qui ont des rôles spécifiques pour la prévention et la lutte contre le paludisme. La mise en place de plusieurs structures de coordination pour faciliter les différentes interventions. L’amélioration du cadre de travail avec tout ce qu’il faut comme logistique. Ainsi que l’accompagnement des différents partenaires », précise Dr. Diallo.

Malgré ces résultats encourageants, le ministère de la Santé a souligné que l’un des défis majeurs qui restent à relever dans la lutte contre le paludisme, c’est le non-respect du traitement gratuit de ladite maladie.

Pour terminer, il a réitéré que la prise en charge des malades du paludisme est gratuite et devrait être gratuit partout en République de Guinée. Il annonce par la suite que tout agent de santé qui sera pris en violation de ses présentes mesures sera sévèrement sanctionné.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

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