Le procès opposant l’homme d’affaires Kerfala Person Camara ‘’KPC’’ à El hadj Thierno Mamadou président de la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC), s’est ouvert ce jeudi 30 mars 2017, au Tribunal de Première Instance de Dixinn. L’ancien journaliste est poursuivit devant ce tribunal pour ‘’ chantage et diffamation dans une affaire de sextape’’ au préjudice du directeur général de la société Guicopres.
A l’ouverture de l’audience, la question sur la compétence du TPI de Dixinn de juger une personne ne relevant pas de son ressort territorial a été soulevé par le juge Thierno Souleymane Barry. Parce que dira-t-il, le prévenu habite dans la commune de Matoto relevant du ressort du tribunal de première instance de Conakry3 Mafanco.
Le procureur et la partie civile ont estimé que le TPI de Dixinn est compétant de juger cette affaire dans la mesure où le plaignant habite dans le quartier Lambanyi qui relève du ressort du tribunal première instance de Conakry 2 Dixinn. « M. le président, à partir du moment où le lieu de la réception des messages qui ont servit de base à cette poursuite est de votre ressort, nous nous pensons que votre juridiction est compétent de juger cette affaire », lance le procureur.
C’est sur ce que les débats ont été ouvert par l’interrogatoire du prévenu Thierno Mamadou Bah sur les faits qu’on lui reproche ‘’ chantage et diffamation dans une affaire de sextape’’ contre Kerfala Person Camara. Une accusation que l’ancien journaliste et leader de la NGC rejette en bloc tout en indiquant qu’il n’a jamais été question de sextape dans leurs échanges de mails. Mais, plutôt des fichiers concernant des personnalités et des entreprises guinéennes y compris KPC qu'un journaliste qui a mené une enquête sur des entreprises de BTP lui a présenté qui pourraient nuire à KPC.
Selon lui, pour une question de reconnaissance et d’amitié qu’il a avec KPC, il a demandé au jeune journaliste de ne pas diffuser le fichier concernant KPC à cause de l’amitié et la reconnaissance sur les biens faits que KPC lui a fait lors qu’il gérait le journal le ‘’Défi’’.
« J’ai demandé au journaliste de prendre contact avec KPC pour avoir sa version des fait. Ce dernier m’a dit qu’il ne veut pas contacter KPC et il est prêt de diffuser et attendre la réaction de KPC. J’ai dissuadé le journaliste et à cause de l’amitié et de la reconnaissance j’ai essayé de rentrer en contact avec KPC pour lui notifier qu’il y a un journaliste qui détient un fichier lui compromettant. C’est sur ça que j’ai échangé de ces mails qu’on parle avec KPC en lui proposant de faire quelque chose de consistant pour le journaliste afin de laisser l’affaire », relate le prévenu.
A l’en croire, l’homme d’affaires n’a pas voulu savoir de quoi il était et il lui a demandé de laisser le journaliste publié parce qu’il subit beaucoup de pression de la sorte. « Je lui ais dit que s’il veut, je peux l’envoyer le fichier pour appréciation il m’a répondu qu’il n’en veut pas », explique-t-il.
Selon Thierno Mamadou, c’est cette échange que KPC a mal interprété parce que dira-t-il que l’homme d’affaire lui a accusé à travers un article de presse publié dans un site internet proche de lui (KPC, ndlr) de vouloir l’escroqué une somme de 500 000 millions.
Dès que j’ai vérifié l’article j’ai écris à KPC pour lui demander ceci : « c’est vous qui m’accusez de vous avoir demandé de l’argent. Une chose que je n’en ai jamais demandée. Je vous exigerais dans ce cas de fournir des preuves de votre accusation si non je serais dans l’obligation de porter plainte contre vous pour diffamation. C’est ainsi que KPC m’a répondu à bientôt alors en justice. »
Après la version des faits de Thierno Mamadou Bah et quelques questions de Me Antoine Lama de la partie civile, le président du tribunal a demandé le renvoi de l’affaire pour privilégier les dossiers des détenus qui sont dans le rôle de l’audience. Et l’affaire a été renvoyée pour le lundi 10 avril 2017 pour la poursuite des débats.
Ibrahima Hôre Saala BAH
+224 664 64 48 95