Réformes de l'éducation Guinée: la CNRE fait le diagnostic du secteur

Société

La commission nationale de l'éducation -CNRE- mise en place au mois de novembre 2016, a publié ce mercredi son premier rapport sur les conclusions de ses travaux. Le constat est loin d'être reluisant.

L'objectif visé par la CNRE est "de faire connaître le travail de la commission par le maximum d'acteurs en vue de sa vulgarisation, de son amélioration et de sa mise en cohérence avec les réflexions et les réformes engagées par les départements ministériels en charge de l'Education".

Comme les études antérieures, la CNRE est arrivée à la même conclusion: "toutes les études arrivent à la même conclusion. Le système éducatif guinéen se caractérise  par un retard considérable aussi bien du point de vue de sa performance globale qu'en terme de qualité, d'équité, d'efficience, d'efficacité et de gouvernance".

Aujourd'hui, constate la commission, "cette situation d'ensemble est marquée par un manque de cohérence entre les différents paliers du système éducatif d'enseignement". Selon lui, le système guinéen est caractérisé par "une faible coopération et une faible gestion commune des questions transversales, une quasi-absence de l'Etat au niveau de l'offre éducative du pré-scolaire, la non application ou l'application insuffisante des dispositions de nos textes juridico-administratifs et parfois le manque de pertinence ou leur caractère obsolète".

A ces insuffisances, la CNRE note également "l'éparpillement des ressources humaines qualifiées, un dispositif inadéquat, lourd et peu efficient ; l'absence d'intégration ou la faible utilisation des technologies de l'information et de la communication dans le dispositif pédagogique, l'insuffisance des moyens financiers, etc".

Après avoir identifié les maux de l'éducation guinéenne, la CNRE a fait des propositions. Parmi elles, il y a le renforcement de la législation de l'enseignement privé dans les différents secteurs en réservant l'Etat le monopole de la formation pour les secteurs de la santé et de l'Education; la création d'un office du baccalauréat, la révision du mode de gestion et d'attribution des bourses d'études et d'entretien, l'application du principe de gratuité du système éducatif pour les enfants de 3 à 16 ans.

La CNRE sollicite aussi "la hausse de la part du PIB allouée à l'éducation et le rééquilibrage des allocations budgétaires par ordre d'enseignement et entre le secteur public et privé".

Pour la commission, "ces réformes sont destinées à aider la Guinée à construire une nation émergente".

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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