Guinée-Bissau: les adversaires du président Vaz exigent sa démission

Presse Etrangère

Le président José Mario Vaz poursuit sa tournée à l’intérieur du pays. Après Bafat, c’est la région de Gabù, à 200 kilomètres à l’est de Bissau qui l’a accueilli ce dimanche 12 mars en grande pompe, alors que des milliers de ses adversaires politiques manifestent dans les rues de Bissau exigeant sa démission.

C’est la première sortie du président José Mario Vaz depuis son élection à la magistrature suprême à l'été 2014. Ses adversaires du Parti africain pour l'Indépendance de la Guinée et le Cap-Vert (PAIGC), sa famille politique, l’accusent d’être en pré-campagne. Samedi 11 mars, des milliers d’activistes proches de cette formation politique ont battu les dalles scandant des propos hostiles au président et exigeant sa démission et l’organisation d’élections générales anticipées.

Une réponse du berger à la bergère, car mercredi dernier, le 8 mars, ce sont les partisans du gouvernement qui ont manifesté devant le Parlement réclamant l’ouverture de l’hémicycle, fermé depuis plus d’un an, empêchant du coup le Premier ministre Umaro Sissoco Embalo de présenter son programme de politique générale. Des accords signés à Conakry en octobre 2016, sous l’égide du président Condé, n’ont apporté aucun changement.

Aujourd’hui la vie politique est bouleversée de fond en comble. Le nouveau scénario préconisé par la Guinée ne rassure pas les acteurs politiques dont certains refusent de se rendre à nouveau à Conakry pour un dialogue de sortie de crise. Et la Communauté internationale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), apparemment lasse de l’imbroglio des Bissau-Guinéens, envisage de retirer ses troupes dès avril.

Par RFI

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