Le code électoral amendé divise l’opinion: le Front demande son renvoi pour une seconde lecture

Politique

Après l’adoption du nouveau code électoral par la majorité des députés, les membres du Front pour la Défense des Droit des Citoyens multiplient les démarches pour exprimer leur opposition à la modification du code électoral. C’est pourquoi, ils annoncent avoir introduit un recours demandant à la cour constitutionnelle de revoir le code électoral amandé et de le renvoyer à l’Assemblé Nationale pour une seconde lecture.  

Pour se faire entendre de nouveau, les membres du Front ont fait recours à la justice pour exprimer leur désapprobation à ce nouveau code. « Devant une telle situation, le Front a, conformément à l’article 96 de la constitution, saisi l’institution indépendante des droits humains (INIDH) pour qu’un recours d’inconstitutionnalité soit introduit auprès de la cour constitutionnelle afin que la loi portant sur le nouveau code électoral soit renvoyée à l’assemblée nationale pour une seconde lecture en vue d’un éventuel amendement », déclare Boussouriou Diallo.   

Pour cela, les membres du Front exhortent la cour constitutionnelle à examiner les arguments juridiques relevés  par le front et les autres entités opposés au code.  

«En rejetant le texte portant  le nouveau code électoral, les membres de la Cour auront rendu un service mémorable aux Guinéens qui aspirent à vivre dans la paix et la sécurité en tenant compte des valeurs sociologiques qui fondent notre société, à savoir l’intégrité, la confiance et le consensus », estime M. Diallo.

« Laisser les partis politiques désignés les chefs de quartiers et districts pourrait causer la violence et contribuer à développer la méfiance entre les citoyens à la base», ajoute-t-il.

Au cas où le recours introduit est rejeté, le front promet de mener des actions citoyennes pour marquer son indignation.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

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