Violences survenues à Conakry suite à la grève syndicale:  le parquet dresse un triste bilan

Politique

Suite aux violences enregistrées à l'occasion de la grève déclenchée par l'inter syndicale des enseignants, le Parquet général a animé lundi une conférence de presse. A cette occasion, il a évoqué le bilan macabre de ces violences tout en annonçant que les enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités.

Huit (morts), de nombreux blessés et trente deux personnes arrêtées, c'est le bilan de ces manifestations de trois jours. Selon le parquet, les brigades de recherche sont en marche pour identifier les responsables des crimes.  Même s'il y a eu huit morts, le parquet réfute l'idée selon laquelle, des armes à feu ont été utilisées par les services de sécurité.  Pour appuyer ces propos, l’avocat général près de la cour d’appel de Conakry déclare que "cette affirmation ne tombe pas des ciels. Nous sommes des magistrats. Quand nous affirmons quelque chose, nous nous fondons, nous prenons acte sur des dispositions sur des textes. Sur le terrain des opérations, les douilles même qui ont été ramassées, les douilles de fusil de chasse sont là également pour attester et confirmer ce que nous avons dit. Si vous avez la preuve du contraire qu’un membre des forces de l’ordre a été pris avec une arme moderne qui leur est distribuée, nous aimerions bien que ce cas soit porté à la connaissance de la justice », a dit Yaya Kairaba Kaba.

Pour le substitut du procureur du Tribunal de première instance de Dixinn, les enquêtes sont en cours.

"La plupart des 8 décédés sont dus à des cas de décès de suite de violences et les rapports d’autopsie ne sont pas disponibles au niveau des enquêteurs qui sont en train de travailler par rapport à l’endroit ou exactement ces différentes personnes ont succombé. On ne peut pas donner un calendrier précis pour vous dire à cette date qu’on peut procéder au jugement. Mais ce qui est évident, ce que les différentes brigades de recherche de gendarmerie sont sur pied  pour rechercher les auteurs et les circonstances de ces décès », explique Alseny Bah.

Amadou Kendessa Diallo

 

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