TPI de Dixinn : Aboubacar Titi Camara poursuit sa femme pour faux et usage de faux

Justice

Un autre feuilleton judiciaire entre Aboubacar Siddiki Camara dit ‘’Titi’’ et sa femme Mariam Koulibaly s’est ouvert ce mardi matin du côté du Tribunal du Première Instance(TPI) de Dixinn. Cette fois-ci, c’est l’ancien  capitaine du Syli nationale et ancien ministre des sports qui poursuit son épouse pour faux et usage de faux sur leur acte de mariage. 

Deux mois après sa condamnation à six (6) mois de prisons avec sursis et au payement de cinquante millions de francs guinéens (50 000 000 GNF) comme dommages et intérêts dans une affaire  qui l’opposait à sa femme, Aboubacar Titi Camara a à son tour trimbalé sa femme devant la justice. A l’ouverture de l’audience c’est l’avocat de dame Mariam Koulibaly  Me Mohamed Bérété qui a pris la parole pour formuler une demande d’irrecevabilité contre cette action initié contre sa cliente en application des articles 3 et 436 du Code de Procédure Pénal. Car selon lui, il s’agit d’une vie de couple et c’est l’acte de mariage qui est incriminé.

« Cet acte qui les a fait vire pendant 20 ans. C’est avec cet acte  que le couple paye la fiscalité mais aussi le livret de la famille est payé par cet acte. L’appartement ou vivait ce couple a été revendu en 2012 mais cet acte qui est attaqué aujourd’hui qui a servi à la vente de l’appartement sous la communauté des biens. L’acte incriminé a été déposé par le mari à l’ambassade de France  en 1997 », justifie Me Bérété.

« Pourquoi attendre en 2017 pour incriminer l’acte de mariage. Si l’acte a été largué de faux sur quelle base alors le couple vivait», s’interroge Me Mohamed Bérété ? Cela veut dire qu’il n’était pas marié répond-il. Avant de demander au tribunal d’écrire à l’ambassade de France pour que dira-t-il, la représentation éclaire la lanterne  des juges dans cette affaire.

La partie civile dit être surpris de l’observation fait par l’avocat de dame Koulibaly. Et par la même occasion, elle demande au tribunal de rejeter purement et simplement la demande de la défense et d’entamer les débats de fond.

Le procureur a quand à lui indiqué qu’ils sont devant une affaire de faux et usage de faux. En la matière rappel-t-il, la prescription ne commence pas à partir du commencement de l’acte mais à partir du moment où l’acte qui est qualifié de faux commence à courir. « C’est au cours d’une procédure de divorce que l’acte a été fourni par le prévenu. Donc il n’y a pas prescription en la matière car le dernier acte remonte de 2016. Les 3 ans ne sont pas écoulés. Je vous demande de le rejeter parce qu’ils sont mal fondé », Mohamed Samoura.

Pour répondre à cette demande, le président du tribunal Mangadouba Sow a rejeté la demande d’irrecevabilité formulé par Me Bérété l’avocat de la dame Mariam Koulibaly et il a ordonné la continuation des débats. Pour justifier la décision du tribunal, le juge a indiqué qu’il y’a délit de faux et usage de faux. Selon lui, le dernier usage de l’acte argué de faux date de 2016 et l’usage de faux peut être poursuivit à tout moment.

Après le rejet de sa demande, Me Bérété, a demandé que l’affaire soit juger à huis clos et non en public. Parce que selon lui, c’est une affaire de couple et cela risque de créer de remous dans la cité. Le procureur s’est opposé en disant que les deux affaires ne sont pas dans les mêmes circonstances. Ici il s’agit de faux et usage de faux, il n’y aura pas des troubles sociaux.

Vu l’insistance de l’avocat de Mariam Koulibaly, pour que  l’audience se tient à huit clos, le président du tribunal a mis en garde les journalistes. « L’accession dans la salle d’audience n’est interdit à personne. Mais je tiens à rappeler à nos amis de la presse que l’exercice du métier de journalisme est permis dans une salle d’audience que s’il est autorisé par le tribunal », prévient Mangadouba Sow.

L’audience est renvoyée pour le 21 Mars prochain pour la poursuite des débats.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95     

 

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