Le président du Bloc Libéral -BL-, le Dr Faya Millimouno, a dépité avec ses pairs contestataires du point de l'accord politique du 12 octobre dernier. La loi est passée comme lettre à la poste. Malgré tout, il n'abdique pas. Voici la méthode qu'il envisage de faire pour annuler la légitimité de cette loi.
"Nous avons été quelque part déçus que la lutte que nous avons menée jusque-là, n’est pu prospérer. Mais ce fait moyen, l’adoption des deux codes qui justifie notre déception, mais la procédure qui a amené à cela. On est dans ce combat ce n’est ni pour nécessairement être dans un fauteuil, mais pour améliorer notre société au niveau des valeurs, des principes. Si nous voulons construire un Etat de droit, nous devons reconnaitre que seule la loi compte.
Nous avons été particulièrement déçus du comportement de M. le président de l’Assemblée nationale qui n’a pas été capable de respecter et faire respecter la loi organique portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. L’article 83 de ce texte dit simplement qu’en toute matière que sur demande d’au moins 15 députés dont la préséance est effectivement constatée dans la salle de la plénière sur la base d’un appel nominatif, le vote peut se faire à bulletin secret ou à main levée.
En matière de procédure, la forme commande le fond. Donc, pour nous ça été un recul très dangereux. Ça été aussi un mépris pour tous ceux qui dans ce pays ont payé de leurs vies et de leurs sangs pour construire un Etat de droit. Pour ce qui concerne le vote en soi, nous avons eu une note de satisfaction parce qu’il y a au sein de l’Assemblée, des personnes qui ont choisi de se battre du côté du peuple.
Il s’agit du groupement parlementaire des républicains, des députés non inscrits que sont les honorables Ousmane Kaba, Sila Bah, Holomou Kony Kourouma et Mamady Diawara qui ont quitté la salle sans participer au vote pour protester contre cette violation. Il y a aussi un député qu’il faut féliciter et encourager, c’est le député Aboubacar Soumah de l’UFDG qui a été dans la salle et avoir voté contre, ça c’est une note de satisfaction.
Nous pensons que le combat n’est pas terminé. Le débat se transportera dans un palais de justice, parce que nous attaquerons la loi, nous ferons en sorte qu’elle soit renvoyée pour une seconde lecture à l’Assemblée nationale. »
Fanta Bah