Pour avoir demandé l'ouverture des classes fermées depuis le 12 février, en organisant un sit-in tôt ce matin devant le ministère de l'Enseignement pré-universitaire, sept jeunes, de l'Ong, la Voix du Peuple, ont été interpelés par la police et déférés à la Sûreté de Conakry.
La capitale guinéenne a vécu une journée agitée ce lundi 20 février 2017. L'ensemble des communes se sont embrasées tôt le matin: des routes barricadées, des pneus brûlés, des troncs d'arbre et autres objets déposés dans la voie publique, tout paralysant davantage la circulation routière. Ceux qui voulaient se rendre à Madina ou au centre administratif à Kaloum ont été empêchés, d'autres pris en sandwich entre forces de l'ordre et manifestants.
Ce n'est pas que ça. Des défenseurs des droits de l'homme ont également payé les frais de cette chaude journée qui a enregistré "au moins cinq morts", selon le gouvernement.
Parmi les membres de la Voix du peuple arrêtés figurent Hassane Hilal Sylla, journaliste à la RTG, président de l'AJDD et Mody Oury Barry, membre de l'Ong CPDH dirigée par Saikou Yaya Diallo.
Aux dernières nouvelles, les sept personnes arrêtées dont une fille seraient toujours à la Maison centrale de Conakry, selon une source familiale.
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