Guinée: à quand les élections locales ?

Politique

L’opposition républicaine était en plénière ce vendredi au QG de l’UFDG. Au menu de ce conclave, la grève des enseignants, les élections locales et la mise en place du front pour barrer la route à une éventuelle candidature d’Alpha Condé pour un troisième mandat illégal.

A la sortie de cette rencontre, le porte-parole de l’opposition a, d’entrée, déploré la crise qui mine le secteur éducatif guinéen. Selon Aboubacar Sylla, tout en soutenant les enseignants, l’opposition accuse le gouvernement d’être responsable de cette crise par son ignorance.

« Cette crise est née de l’improvisation, de l’amateurisme, d’un manque de prévision et aussi de l’arrogance des autorités de ce pays vis-à-vis des enseignants, vis-à-vis aussi évidemment du système éducatif en général. Elle est née tout simplement parce que le gouvernement s’est frénétiquement lancé dans une reforme avec un recrutement et un redéploiement d’enseignants en plein année scolaire. Alors que ce sont des activités qui doivent être menées évidemment pendant les vacances. C’est une crise qui concerne la rue également, puisqu’elle est émaillée de violences avec des altercations entre les élèves. Et tout ceci peut dégénérer et nous amener à une situation chaotique que personne ne peut souhaiter pour son pays », prévient le président de l’UFC.

Poursuivant son compte rendu, le porte-parole de l’opposition a fait état du niveau d’avancement de l’examen du projet du code électoral.

« Le code électoral évolue au niveau de l’Assemblée nationale. Le 20 février prochain, il va être présenté en plénière et va faire l’objet de vote. Nous pensons que ce code va être effectivement approuvé et que cela va ouvrir la voie à l’organisation en fin des élections locales en Guinée » a-t-il indiqué.

Cependant, l’opposition se dit soucieuse du refus de la CENI de participer dans le comité de suivi.

 « Nous sommes surtout inquiets que la CENI ne participe pas aux travaux du comité de suivi. Nous avons aucune vision, aucune perspective en ce qui concerne les élections locales. Nous avons tout fait au niveau du comité de suivi pour que la CENI désigne un ou deux représentants au sein de certaines commissions de ce comité de suivi, pour qu’elle puisse être partie prenante aux débats, pour qu’elle puisse, de cette façon, intégrer les décisions et les initiatives prisse à ce comité de suivi dans le cadre de la programmation des futures élections, la CENI daigne à peine répondre ou quand elle répond, brandit des arguments qui ne sont pas acceptables à savoir au nom de la séparation des pouvoirs qu’elle n’est pas obligée de participer aux travaux de ce comité » regrette Aboubacar Sylla.

Le porte-parole de l’opposition dira, en plus, que: «  pour le moment, nous avons transmis à la CENI le cahier de charge qui a été préparé par le comité de suivi. La charge pour la CENI de lancer l’appel d’offre qui va permettre le recrutement du cabinet indépendant qui va donc procéder à l’audit du fichier électoral.  Il est prévu au niveau de l’accord du 12 octobre que les résultats de cet audit doivent être disponible sau plus tard le 31 mai. Nous sommes au mois de février, nous n’avons pas encore la réaction de la CENI par rapport à ce cahier de charge. Nous craignons que déjà de ce côté qu’elle ne soit totalement en retard par rapport au calendrier prévu au niveau de l’accord du 12 octobre ».

Par ailleurs, l’opposition avance dans la consultation de la mise en place de son front pour éviter une modification de la constitution en faveur d’un troisième mandat pour Alpha Condé.

« Nous allons par ce front montrer notre détermination à refuser un tripatouillage de la constitution. Les Guinéens n’accepteront pas et l’opposition républicaine sera devant pour que le refus du peuple de Guinée se manifeste à travers toutes les formes de protestation possibles », a déclaré le président de l’UFC.

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