Manifestation des élèves dans les rues de Conakry: la fin de règne des Kourouma a-t-il sonné?

Education

Le président de la République doit avoir le courage d'écouter le peuple au risque de voir chaque jour des manifestations dans les rues de Conakry. Les élèves des établissements publics et privés sont en train de passer à la vitesse supérieure. Ce lundi, ils ont paralysé beaucoup d'axes routiers de la capitale pour exprimer leur colère face à la sourde oreille des autorités éducatives et du gouvernement.

Après une première vague de manifestations qui a touché même le cœur du Département en charge de l'Enseignement, le gouvernement n'a pas su trouver des solutions. Mais plutôt reporter les problèmes. En octroyant dix jours de congés forcés aux élèves, à pratiquement un mois de la reprise des cours,  sans trouver une issue de sortie de crise avec les syndicats en grève, cela laissait forcément entrevoir l'émergence d'une épreuve de force au sein des syndicats réunis en une plateforme dénommée Unité d'Action Syndicale.

C'est pourquoi ce lundi, de Kipé à Matoto en par l'axe le prince, ils étaient nombreux les élèves à exprimer leur désapprobation face aux méthodes archaïques des Kourouma de la Fonction Publique et de l'Enseignement pré-universitaire accusés de gérer à leur guise le recrutement et l'affectation des fonctionnaires de l'enseignement public.

Ces manifestations qui sont devenues récurrentes ces derniers temps, si on y prend garde, risquent de devenir une patate chaude entre les mains du gouvernement.

Il urge que les autorités compétentes fassent tout pour trouver une entente avec les syndicats grévistes sur leurs revendications respectives afin de calmer cette clameur populaire. Faute de quoi, la révolte dans les écoles risque de créer de gros soucis aux différents responsables en charge du secteur.

Mohamed Sylla

 

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