Fonction publique: le collectif des fonctionnaires non pris en charge menacent de faire tomber les masques

Société

A l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jeudi 1er février 2017, le collectif des jeunes fonctionnaires engagés, non pris en charge, a réagi aux propos tenus à leur encontre par le chef de cabinet du ministère de la Fonction publique, Mohamed Traoré. 

Au nom de ce groupe de fonctionnaires, le président du collectif, Jean Pierre Koly Goépogui, a tenu à démentir la déclaration faite par le chef de cabinet de la fonction publique, à l'encontre de tous les détenteurs d’arrêtés d’engagement.

"Les propos qu’il avait tenus lors de sa conférence de presse dans son bureau, soi-disant qu'il  y a 4 806 personnes sur les affichages dans les communes. Je dirai que ces listes sont nulles et non avenues parce que ce n’est ni cachetées ni signées. Cela n’a aucun caractère juridique", déclare M. Goépogui.  

Poursuivant, le président du Collectif a indiqué que s’il s’agit de juger quelqu’un de faux dans ce dossier, ce serait très mal vu pour eux de juger le chef de cabinet. Parce que, selon M. Goépogui, depuis 2014,  Mohamed Traoré a été écarté dans ce dossier par le ministre Sékou Kourouma suite à une falsification d'une décision prise par ce dernier.

"Nous avons des preuves dont une vidéo dans laquelle le ministre Sékou Kourouma a fait une déclaration écartant complètement le dossier du collectif dans les mains de M. le chef de cabinet Mohamed Traoré. Parce qu’il avait falsifié une note de services que le ministre avait faite pour que le dossier du collectif soit diligenté en mettant d’autres personnes à la place des membres du collectif ", accuse Jean Pierre Koly Goépogui. 

Le président du collectif a,  par la suite, demandé à ceux qui sont concernés par cette situation de rejoindre le collectif parce que dira-t-il le moment venu le masque de mensonges vont tomber. "Nous lançons un appel solennel à tous les jeunes de Guinée qui sont à Conakry ou à l’intérieur du pays de venir dans le collectif", a-t-il lancé.

Parlant des voix de recours qu’ils ont usées pour être rétablis dans leurs droits, le président du collectif a dit ceci : "j’ai été le premier à déposer ma requête à l’agent judiciaire de l’Etat mais par compétence l’agent judiciaire de l’Etat n’est pas le défenseur des fonctionnaires au niveau de l’administration, il défend l’Etat. Mais cette voie de recours-là, c’est eux (le ministère ndlr) qui l’ont proposée, nous, on n’est contre  cette voie de recours".

Plus loin, M.Goépogui a rappelé que  le collectif qu’il dirige est déjà immatriculé depuis 2015. "Nous attendons la prise en charge. Tous ceux qui sont là, ils ont leur matricule. Tu ne peux pas immatriculer quelqu’un et lui dire de passer à un test.  C’est impossible, il n’y a aucun texte de loi qui dit cela", martèle le président du collectif.

"Le ministre ne parle plus, c’est le chef de cabinet qui fait tout. Nous attendons l’arrivée du Chef de l’Etat Alpha Condé à Conakry  parce qu'il est la seule solution de notre situation", conclut-il.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

 

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