L'horizon s'assombrit pour de nombreux élèves en situation d'examen. Depuis la publication des résultats du concours de recrutement des enseignants, les différents collèges et lycées du pays bouillonnent. D'ailleurs plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés notamment à Conakry.
Du lycée Coléah en passant par celui de Bonfi et ceux de Kaloum, la situation ne semble pas améliorée. Le manque d'enseignants de "qualité" et le départ à mi-saison de certains enseignants contractuels est la principale cause de cette boulimie des élèves.
Si rien n'est pas, cette situation d'instabilité créée par les autorités de l'éducation et notamment le ministre Ibrahima Kourouma risque d'envoyer avec elle plusieurs responsables éducatifs. Des enfants en situation de classe d'examen ne sont pas contents de la gestion de l'école guinéenne.
Il est temps que l'Etat prenne ses responsabilités en affectant des enseignants et pas n'importe lesquels pour assouvir les appétits de ces jeunes gens. Cela passe nécessairement par la poursuite normale des cours dans les classes surtout celles des examens qui doivent se dérouler dans quelques mois.
La Fédération des associations des parents d'élèves doit également doit, son tour, inviter non seulement les autorités à œuvrer pour la paix à l'école mais aussi aux parents d'élèves de sensibiliser leurs fils pour éviter des dégâts précédents les manifestations.
L'on se rappelle, la semaine dernière, des élèves de Kaloum sont sortis de leurs classes pour aller s'attaquer aux biens publics. C'est le cas du ministère de l'Enseignement pré-universitaire et la Direction communale de l'Education de Kaloum. Ces deux structures ont fait les frais de la furie des élèves.
Toute révolution commence par des petits mouvements dispersés. Si aujourd'hui le ministère en charge de l'enseignement pré-universitaire ne prend pas en compte les revendications au niveau, le président Alpha Condé, dans le souci de la paix, pourrait bien se débarrasser d'un coli devenu gênant.
Mamadi Touré