Le président guinéen, ALpha Condé, était attendu à Banjul dans la capitale gambienne pour tenter de convaincre, l'ancien président Yayah Jammeh de quitter son poste parce qu'ayant reconnu sa défaite le 2 décembre 2016 quand dans la nuit du jeudi à vendredi, des tirs ont été entendus au camp Alpha Yaya Diallo, situé à une minute de l'aéroport international de Conakry.
Des "éléments mal ntentionnés", selon la haute hiérarchie militaire du pays, ont troublé le sommeil des voisins du Camp Alpha Yaya qui abrite le BATA -Bataillon autonome des troupes aéroportées.
Toute la nuit durant, alors que sur ordre de la Cedeao, le président Condé était attendu à Banjul, ces "éléments égarés" ont échangé des tirs. Vendredi, dans la matinée, le ministre de la Défense, le Dr Mohamed Diané, a réuni la hiérarchie militaire pour, dit-il, prendre des "dispositions" face à une sorte de petite mutinerie dans le plus camp du pays.
Sur sa page facebook, le ministre de la Défense a écrit: "j'ai réuni la hiérarchie militaire et les cadres du ministère de la Défense pour tirer les leçons des incidents survenus la nuit dernière à Conakry. Des éléments mal intentionnés ont procédé à des tirs sporadiques entre la Noumba et BATA au BSC. Toutes les unités ont réagi positivement contre cette action isolée. Des dispositions ont été prises pour que la quiétude règne partout. Les enquêtes sont en cours".
Dans la soirée, un communiqué a été publié sur les ondes des médias publics par l'état-major des armées pour condamner l'attitude de ces soldats mis en cause. Il a rassuré la communauté nationale et internationale que tout est rentré dans l'ordre.
Ce qui n'a pas été dit, ce sont les vraies causes de cette "petite mutinerie" au coeur du Camp Alpha Yaya Diallo.
La réforme des forces de défense et de sécurité -FDS- guinéennes a été entamée depuis plusieurs années. Mais les vieilles habitudes persistent toujours dans les rangs.
De toutes les façons, le pouvoir a intérêt à gérer cette expression de mécontentement pour éviter au pays des situations qui peuvent perturber son état de stabilité.
Amadou Kendessa Diallo