Prévu pour ce vendredi 20 janvier 2017, le délibéré de l’affaire d’exclusion opposant Bah Oury à la direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a été renvoyé pour le 24 février prochain.
Après le renvoi par le tribunal pour la quatrième fois le verdict, les avocats de deux parties au procès ont fustigé cette décision. Me Alsény Aïssata Diallo, l’un des avocats de l’UFDG, s’est dit confiant de remporter ce procès.
« Le tribunal devrait vider le délibéré dans cette affaire Bah Oury contre l’UFDG. Mais, malheureusement, le tribunal a prorogé le délibéré au 24 février 2017. Néanmoins, nous continuons de gardez de l’espoir. Nous sommes confiants que c’est le droit qui sera dit et que si c’est le droit qui sera dit, de la même manière que nous avons gagné dans l’affaire UFDG contre Mamadou Barry, c’est de la même manière que nous allons emporter la victoire dans cette affaire UFDG contre Bah Oury », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Me Amadou Oury Diallo, l’avocat de Bah Oury, se dit surpris de cette prorogation.
« Il ne m’appartient pas de donner les raisons qui ont amené le tribunal a prorogé ce délibéré. J’ai été tout simplement surpris de cette prorogation, puisque c’est la quatrième fois. Or, la loi accorde au juge trois prorogations, pour qu’il puisse vider son délibéré. Aujourd’hui il a dépassé les trois prorogations, on se demande pourquoi le tribunal ne veut pas décider dans cette affaire. Or lorsqu’on est juge et lorsqu’on est saisi d’une procédure d’un litige, on a l’obligation de se prononcer », affirme Me Diallo.
Ensuite, Me Amadou Oury a dénoncé la politisation de l’affaire qui, selon lui, c’est le dossier le plus simple que le tribunal a reçu durant l’année 2016.
« Je pense que ce dossier a été largement politisé si non c’est l’un des dossiers le plus simple que le tribunal ait reçu cette année. Après trois prorogations, on peut analyser ça à un déni de justice. Je pense que la justice est caporalisée, on dirait qu’elle est en train de recevoir la pression politique ou des pressions administratives alors que ça n’a rien à voir avec ça », fustige l’avocat.
Suite aux multiples reports, l’avocat de Bah Oury, dit avoir des doutes sur la justice.
« Nous avions eu confiance en la justice pour exercer ce recours mais avec ces multiples prorogations, nous n’avons plus confiance. C’est comme si quelque chose est en train d’être concocté contre nous. Sinon qu’est-ce qui empêche le juge de dire la vérité tant pis pour les conséquences, les voix de recours sont là pour que la partie qui perde dans ce procès les exerce. Mais le juge n’a pas à demander quelles sont les conséquences qui vont advenir en rendant justice, ce n’est pas son problème », laisse entendre l’avocat.
Me Amadou Oury a promis de rendre compte à son client pour qu’ensemble ils prennent des dispositions pour voir ce qu’il y a lieu de faire.
Ibrahima Hôre Saala BAH
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