En Côte d’Ivoire, l’accord pour le versement de primes à 8 400 soldats a manifestement suscité des convoitises. Un nouveau mouvement de colère a touché plusieurs villes du pays mardi 17 janvier, notamment la capitale Yamoussoukro où quatre mutins ont été tués.
La situation continue d’être tendue en Côte d’Ivoire. Ainsi, dans les villes de Bouaflé et de Bouaké des tirs ont été entendus ce mercredi, notamment aux abords de la maison d’arrêt de Bouaké, une ville du centre du pays. Mais désormais « la situation est sous contrôle », a confié un militaire qui lui s'était mutiné au début du mois. Selon lui, ce nouveau mouvement de colère n'est pas justifié, et serait le fait de profiteurs.
Même scène aux abords de la prison d’Odienné mardi 17 janvier au soir, où les nouveaux mutins auraient fait monter la pression en tirant en l’air et en manifestant. Des gendarmes ont également investi la gare de Daloa avant d'être chassés par la population, raconte un habitant. « S'ils continuent comme ça, les habitants vont réagir. Les gens en ont marre ! » explique-t-il, excédé.
Blocage au port autonome d’Abidjan
A Abidjan, des barrages dressés à Abobo au camp de gendarmerie ont été levés pendant la nuit mais ce mercredi 18 janvier au matin, le port autonome d’Abidjan a été bloqué. Là aussi, dans l’un des ports les plus importants d’Afrique de l’Ouest, des gendarmes mécontents ont tiré en l’air. Aussitôt, les gardes républicains se sont positionnés aux abords du pont Houphouët-Boigny, point de jonction entre le port et la présidence. Le calme est revenu en fin de matinée.