Amendement du Code électoral: l'UFR dénonce et appelle la société civile au secours

Politique

Les députés de l'UPG du feu Jean-Marie Doré  et de l'UFR, de Sidya Touré étaient en face de la presse ce 11 janvier 2017. Au menu de la rencontre, "le projet d'amendement des dispositions de la loi organique L2010/CNT du 24 mai 2010 portant Code électoral" suite au dialogue politique du 12 octobre 2016. Le groupe parlementaire, "l'Alliance Républicaine" se dit opposé à tout amendement sans débats au Parlement.

Le président dudit groupe qualifie le point 2 de l'accord du 12 octobre "d'accord exclusif entre la délégation de la mouvance présidentielle et une fraction de l'opposition républicaine dirigée par l'UFDG".

Il s'agit, rappelle Ibrahima Deen Touré,  de "la désignation des membres des conseils de districts et de quartiers au prorata des résultats obtenus par les listes candidates à l'élection communale ainsi que la nomination des chefs de districts et de quartiers par les dirigeants des partis politiques ou entités gagnants dans ces quartiers et districts".

Pour le groupe parlementaire de l'Union des forces républicaines -UFR-, ce point de l'accord constitue "un recul politique et administratif grave pour notre pays  [et] une menace pour notre démocratie en construction".

"Nous rappelons au gouvernement qu'il a admis avec les acteurs du dialogue du 12 octobre 2016 que la mise en place des 28 délégations spéciales dans le pays constituait en soi une anomalie administrative pour le département de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation", souligne Dr Deen Touré.

Il pense que "on veut engager aujourd'hui, dans les mêmes conditions et de la même manière le même gouvernement à constituer 3 743 anomalies administratives sur tout le territoire national". Or, martèle-t-il, "nous savons tous une illégalité sans légitimité ne peut produire que des dégâts".

Avant d'ajouter que son groupe parlementaire est "opposé à cette recommandation du cadre du dialogue qui ne prend en compte que l'aspect électoral quant il s'agit des quartiers et des districts".

Au lieu de parler du code électoral, le président de "l'Alliance Républicaine" "suggère" plutôt "que l'Etat renforce les capacités institutionnelles et financières de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni)  afin qu'elle puisse accomplir correctement sa mission. Au lieu de laisser les acteurs politiques violer la loi parce qu'il est devenu évident que certains partis politiques cherchent à nommer et à contrôler les chefs de quartiers et de districts pour les fins électorales".

Le président de l'AR se dit favorable à "un scrutin mixte" et appelle à un sursaut de la société civile. " Nous appelons les organisations de la société civile à initier [un] débat sociétal", conseille-t-il.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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