Evénements du 28 septembre: La justice sénégalaise scelle le sort de Toumba Diakité

Société

Depuis son arrestation au mois le 15 décembre dernier à Ouakam, un quartier situé au cœur de Dakar, après sept ans de cavale , le fugitif Aboubacar Toumba Diakité continuer de faire parler de lui. En Guinée, où il est reproché au Commandant Diakité "de graves accusations de crime contre l'humanité" suite au massacre au stade du 28 septembre en 2009, la justice travaille d'arrache-pied pour obtenir son extradition.

Pour le ministre guinéen de la Justice, cet ancien garde rapproché du chef de la junte est un élément clé dans le procès contre les auteurs de ces crimes. Ce mardi 10 janvier 2017, dans le cadre de la coopération judiciaire et suite à la demande d'extradition formulée par la justice guinéenne, le Sénégal a accepté  l'extradition de celui qui est considéré comme le cerveau du tristement célèbre massacre jamais commis en Guinée.

L'on se rappelle lors de sa première audition le 28 décembre par le procureur général de Dakar, Aboubacar Toumba Diakité avait exprimé des craintes par rapport à son extradition dans son pays d'origine évoquant des questions de sécurité pour sa personne.

Selon lui, certaines personnes concernées par les massacres du stade de Conakry le 28 septembre 2009 exercent toujours des hautes fonctions et de surcroit se trouvent dans l'entourage du président Alpha Condé.

Toumba et ses avocats pourront-ils faire changer d'avis la justice sénégalaise?

Difficile de le croire mais ils continuent de se battre. Ce 10 janvier, après de courtes délibérations, la chambre d'accusation a annoncé avoir accepté la demande d'extradition venant du gouvernement guinéen, souligne RFI. Désormais, il revient au président du Sénégal de prendre le décret pour l'exécution de l'extradition de Toumba Diakité.

Pour l'avocat du militaire guinéen, la décision de la justice sénégalaise est politique. Me Baba estime que "la diplomatie l'a emporté sur le droit parce que le droit était avec nous. Nous allons continuer le combat parce qu'après cet avis le président devra prendre le décret d'extradition. La loi nous donne aussi la possibilité de l'attaquer en annulation devant la Cour suprême".

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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