Accord Politique: Baidy Aribot prévient l'opposition républicaine

Politique

En marge de l'assemblée générale de l'Union des forces républicaines -UFR- Baidy Aribot s'est indirectement adressé à l'opposition républicaine qui défend le projet d'amendement du Code électoral.

Pour le Secrétaire général de l'UFR, le débat sur l'amendement du Code électoral doit se faire au Palais du peuple et le mois de février pour continuer la discussion. Ceci dit, le député de Kaloum prévient ses anciens alliés qu'ils marchent le jeudi, il appellera en son nom, une manifestation le vendredi en tant que député de la République.

"L'UFR est le seul grand parti parce qu'il n'est pas ethnique", se glorifie Baidy. Seulement, dans sa justification, il a peur du mode de la désignation des chefs de quartiers et de présidents de districts au prorata et du système de la majorité. Ce n'est pas logique et c'est incohérent d'être opposé aux deux modes.

 "Le groupe parlementaire Les Républicains et d’autres partis qui partagent le même point de vue ont estimé que l’adoption du projet de nouveau code électoral serait une violation de la Constitution du pays. Nous sommes des députés, notre mandat n’est pas de remplacer le peuple, mais de le représenter. Et ce peuple, dans ses aspirations, souhaite que le pays fonctionne selon les lois de la République. En tant que parti républicain, on ne pouvait pas s’associer à une telle manœuvre  qui viole la Constitution de notre pays", se justifie le député de Kaloum devant une masse de militants.

Pour lui, la position de ceux qui sont favorables au point 2 de l'accord de l'accord politique est une menace à la République. "Si vous m’avez suivi ces derniers temps, j’ai répondu qu’on ne doit pas menacer la République. Nous ne sommes pas contre un leader, nous ne sommes pas non plus à l’assemblée pour bloquer une loi qui va dans le sens de l’intérêt de la Guinée. Nous pensons qu’en février, nous pouvons continuer à discuter de ce code", souligne-t-il.

"C’est pourquoi, prévient-il, ceux qui menacent, je dis bien ceux qui menacent, parce qu’il y a eu échec de compromis au niveau de l’assemblée, qu’ils vont descendre dans la rue, je dis que s’ils descendent dans la rue, ce n’est pas Alpha Condé en ce moment qui a pris sa responsabilité en envoyant le projet à l’assemblée, le gouvernement a respecté ses engagements en envoyant le texte à l’assemblée. Le débat à l’assemblée continue. On ne doit pas menacer la République parce que les députés n’ont pas adopté ce texte en application de l’accord. S’ils sortent, ceux qui menacent de descendre dans la rue, je ne dirais pas que nous sommes contre leurs manifestations, c’est leur droit, ils peuvent continuer à manifester comme ils contre X ou Y, c’est leur problème, mais s’ils sortent, nous allons défendre la République et les lois de la République."

Mohamed Sylla

 

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account