C'est connu! Entre le président de l'Assemblée nationale et les députés du groupe parlementaire, les Libéraux Démocrates de l'Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG-, ce n'est pas le parfait amour. Sur les ondes d'une radio privée de la place, un député de ce parti porte des graves accusations contre Claude Kory Kondiano.
Ousmane Gaoual Diallo est connu pour ses frasques. Mais, il est aussi connu pour son franc parler. Pas plus que jeudi 5 janvier 2017, sur les ondes d'Espace fm, le député de l'UFDG a déploré trois faits: l'inexistence du règlement intérieur de l'Assemblée, la non mise en place de la Haute Cour de Justice et le non amendement du Code électoral. Alors que, affirme-t-il, tout cela était prévu dans les conclusions du dialogue politique iner-guinéen paraphé le 12 octobre 2016 à la primature.
Aujourd'hui, il reproche tout d'abord à Claude Kory Kondiano son "incapacité à gérer l'assemblée nationale". "Deuxièmement, poursuit-il, les prévarications qu'il fait sur nos (députés, ndlr) revenus".
Enfin, le député de l'UFDG déclare que le président de l'Assemblée nationale Clause "Kory Kondiano prend un milliard et demi mensuel sur le budget du Parlement" avant d'enfoncer le clou contre le dauphin constitutionnel d'Alpha Condé: "il vient de ponctionner sur les caisses de l'Assemblée nationale six cent millions de francs pour payer son complément de retraite à la BCRG".
Ousmane Gaoual Diallo dira aussi que "le président de l'Assemblée ne peut pas faire ce qu'il veut de l'argent du peuple qui est lui confié". "Nous n'avons pas été à mesure d'examiner le budget de l'Assemblée nationale. Nous examinons tous les budgets de la République sauf celui de l'assemblée géré en coulisse et en catimini entre lui et Damaro Camara (président du groupe parlementaire de la mouvance)", martèle-t-il.
Car, selon lui, cette situation est "anormale. Si on veut que l'on soit des gens honorables, l'honorabilité, c'est d'abord avec les fonds publics. ça doit être juste avec les lois de la République et de gouverner dans l'objectivité et la transparence".
Pour terminer, il demande au président de l'Assemblée nationale de faire le bilan de la gestion depuis son élection en 2013.
Mohamed Sylla