Le torchon brule entre l'opposition et la mouvance suite au refus du Parlement de soumettre le projet de loi portant amendant du code électoral. L'opposition multiplie ses sorties médiatiques et parle d'''une grave violation d'un accord".
Son porte-parole, Aboubacar n'est pas allé du dos de la cuiller pour dénoncer cette attitude rétrograde: "il s’agit d’une grave violation d’un accord qui a été conclu avec le gouvernement et sa mouvance politique c’est-à-dire le RPG arc-en-ciel et ses alliés et ça nous l’accepterons pas".
Mais connaissant bien le président de la République, le président de l'UFC déclare: "le Pr Alpha Condé ne se résigne à organiser une élection arrivée à échéance qu’après des manifestations, qu’après des dizaines de morts, qu’après une situation pratiquement insurrectionnelle dans le pays".
S'elle comptait sur la bonne foi du pouvoir, elle se rend compte qu'il n'y a pas de volonté politique. Pour cela, M. Sylla déploré que "trois mois" après la signature de cet accord" "aucune des dispositions contenues dans cet accord du 12 octobre n’a été exécutée".
Face à cette situation inconfortable, l'opposition républicaine décide "de suspendre [son] participation à tous les travaux du comité de suivi chargé de l’application de l’accord politique inter guinéen du 12 octobre 2016" avant de menacer en ces termes :"nous n’accepterons pas que cette situation se perpétue".
Désormais, elle veut "saisir toute la communauté internationale" et "rencontrer à l’intérieur du pays les membres de la commission de la réconciliation nationale, les sages du pays".
Amadou Kendessa Diallo
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