Code électoral : le Dr Faya Millimouno satisfait de la non confiscation des droits des citoyens

Politique

Le président du Bloc Libéral est fait partie des leaders contestataires du point (2) de l’accord politique inter-guinéen signé le 12 octobre dernier. Joint par notre rédaction, le Dr Faya Millimouno a réagi  à la non adoption par l’Assemblée Nationale du code électoral amendé.

 Il se félicite de ce qu’il qualifie de la non confiscation des droits des citoyens.   "Nous, on se félicite que la confiscation des droits des citoyens ne soit pas concrétisée. C’est pour cela, nous pensons que c’est une victoire du peuple de Guinée",  déclare Dr Faya.

Mais en même temps, précise-t-il," nous sommes mécontents que, par les manœuvres politiciennes, les gens ont changé l’agenda politique qui était en faveur de l’organisation des élections locales. Si on était tous restés sur cet ordre priorité  aujourd’hui, nous serions proches ou nous aurions fini avec les élections locales. Mais,  dès lors que les gens ont choisi d’avoir comme priorité de faire évoluer la loi, ça ouvrait une boite à pandore ».

C’est pour cela que le Dr Faya s’est réjoui du fait que le cadre de dialogue n’était pas un cadre de décision mais un cadre de proposition. "L’Assemblée Nationale était seule  à décider si oui ou non,  tous ce sur quoi on s’est entendu qu’on a appelé accord peut être mis en œuvre ou pas. Et aujourd’hui, les deux bords de cette assemblée nationale ont su démontré qu’ils sont loin de dire la même chose par rapport à l’évolution de la loi", fustige le leader du BL.

S’exprimant sur les accusations du principal parti d’opposition, l'UFDG contre le parti au pouvoir de vouloir tuer les petits partis et empêcher les candidatures indépendantes, le patron de la quatrième force politique du pays a dit ceci : "le débat concernant sur les petits ou les grands partis ne nous concerne pas. Nous considérons qu’un parti est un parti. Il est vrai que les partis ne sont pas égaux, c’est ce qui fait que certains ont plus d’élus que les autres".

Mais, ajout-t-il, "la grandeur ou la petitesse d’un parti à un moment donné n’est que le reflet de ce que le peuple fait comme choix en ce moment là. C’est une situation qui peut évoluer rapidement et qui fait que sur chaque terrain politique, les partis commencent petit et devient grand et ceux qui sont grands deviennent petits. Donc, on ne s’est pas intéressé et on ne rentrera pas dans ce débat qui consiste non pas a argumenter sa position mais à décrire son adversaire". 

A en croire Faya Millimouno, les lois que l’Assemblée Nationale doit voter, ne devaient être ni à l’avantage, ni contre quelqu’un. "Une loi votée dans un esprit républicain est sensé résoudre un problème d’intérêt général. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous sommes en train d’observer. Et je crois que de ce point de vue là, ce n’est pas la mouvance qui a l’apanage de cette manœuvre", souligne le président du BL.

Répondant à ceux qui estiment que c’est une victoire pour le front qui conteste l’accord, le Dr. Millimouno affirme qu’ils ne crient pas à une victoire. Pour lui, ils (les membres ndlr) cherchent la protection des droits et les libertés des populations.

"Si on est à ce stade de protéger les libertés des citoyens, nous sommes plutôt contents pour le peuple de Guinée. On ne crie pas à une victoire parce qu’on ne recherchait pas une victoire.   C’est que nous voulions simplement  que les droits et les libertés de citoyens soient préservés", affirme-t-il.

Pour terminer, Faya  Millimonoa indiqué que dès aujourd’hui, le front va se réunir pour tirer les leçons de ce qui s’est passé et soumettre au peuple de Guinée un autre agenda. 

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95  

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