Affrontements à la frontière guinéo-ivoirienne: les autorités des deux pays œuvrent pour la paix

Société

Des violents incidents sont toujours signalés entre les habitants de la frontière guinéo-ivoirienne et sont devenus ces dernières années très fréquents. Les deux pays partagent une frontière de 610 km sont toujours parvenus à calmer la situation. Souvent, les deux camps s'accusent mutuellement. Jeudi, 22 décembre 2016, plusieurs sources ont indiqué des affrontements violents entre Ivoiriens et Guinéens à quelques encablures de la frontière.

Selon une habitante de la localité cité par guineenews, "plusieurs cases ont été brûlées". La même source accuse des "militaires ivoiriens" d'avoir "tiré sur plusieurs personnes".

Si le maire de la commune rurale de Gueasso (Guinée, ndrl) reconnaît les violences, il refuse d'imputer la responsabilité à qui que ce soit. Cependant, Ibrahima Diawati Doré accuse les Ivoiriens qui résident à Kpe Aba d'avoir infiltré des Lobis, une ethnie du Burkina Faso pour semer les troubles en Guinée.

Pour situer les responsabilités et évaluer la situation, le préfet de Lola -préfecture frontière de la Côte d'Ivoire- a envoyé une mission sur les lieux.

Selon RFI, c'est un village ivoirien situé à la frontière guinéenne qui  a été la cible d'assaillants venus de la Guinée voisine, dans la nuit du 21 au 22 décembre.  Une source du ministère de la Défense ivoirienne rapporte que "des renforts ont été envoyés sur place dans la journée (jeudi, ndlr) pour sécuriser la population qui avait fui à quelques kilomètres de là".

Contrairement aux informations fournies par les autorités guinéennes,  le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi, par d'hommes armés de Kalachnikov et qui  ont tué un villageois, blessé plusieurs autres et brûlé des maisons avant de se retirer du côté guinéen de la frontière.

Toujours selon RFI, ce dernier  rappelle que  la Côte d'Ivoire  et la Guinée n'ont pas de problème particulier.   Toutefois, Alain Richard Donwahi  reconnaît  que les deux Etats "ont du mal à repérer et respecter la frontière".

Ce n'est pas la première fois que des incidents se sont produits dans cette zone frontalière. En janvier 2013, des militaires guinéens avaient occupé ce même village de Kpe Aba, avant de se retirer fin février, suite à des discussions entre les deux gouvernements, rapporte RFI.

 Du côté guinéen, on dément toute implication des militaires guinéens basés dans la zone.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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