Couverture médiatique en période électorale: une quarantaine de journalistes en atelier de formation à Conakry

Société

Un atelier de formation des journalistes et d'adoption du code de bonne conduite des médias se tient depuis ce 1er décembre dans un complexe hôtelier de la place. Une quarantaine de journalistes venus de l'URTELGUI, de l'AGEPI, de l'AGUIPEL et des médias publics y participent à cette formation de trois jours organisée par le Centre européen d'appui au processus électoral -ECES.

L'objectif de cette rencontre  est d'améliorer les compétences des médias sur leur participation au processus électoral, a indiqué Moustapha Baldé, représentant le directeur d'ECES en Guinée, Dominique Vert. Cet atelier est aussi une occasion pour les journalistes d'être bien outillés en  techniques de travail journalistique dans le but de diffuser une information juste, crédible et transparente surtout en prélude aux élections communales prévues en février 2017.

M. Francis, expert parlementaire senior d'ECES en Guinée a, de son côté, invité les journalistes "à œuvrer autant qu'ils peuvent pour la promotion de la paix". Dans la même lancée, la représentante de la Ceni, Hadja Biya Diallo, a rappelé que la couverture médiatique de toutes les étapes du processus électoral doit être faite avec  responsabilité et impartialité.

La présidente de la Haute autorité de la Communication -HAC-, a déclaré à l'ouverture que cet atelier l'interpelle à double titre. Selon Martine Condé, son institution a traversé une profonde crise et seul ECES   lui est venu en aide.

"Je suis venue pour lui exprimer toute notre reconnaissance", a-t-elle. Pour Martine Condé, "ECES est en train d'aider son institution pour un meilleur monitoring même au niveau des sept régions du pays".

Cependant, la présidente de la HAC a déploré le manque de formation et les dérapages de certains journalistes au niveau de certains médias.  Avant d'ajouter  que "l'autorégulation des médias est très importante pour les journalistes" car ailleurs, "on est au niveau de la co-régulation" dans certains pays.

Durant cette première journée, plusieurs thématiques ont été abordées. Ibn Conté, le président de l'AGEPI a présenté le "paysage médiatique guinéen, enjeux et défis". A ce niveau, le constat est alarmant tant au niveau des médias publics que de ceux privés. Ils végètent  tous "dans une grande précarité". De l'intervention Moussa Ibn Conté, on peut retenir que le journaliste a l'obligation d'être "impartial, précis et responsable". Enfin, explique-t-il, les journalistes doivent faire la prévention en lieu et place de la mobilisation.

Le Dr  Makanera Kaké, enseignant à l'université  Général Lansana Conté de Sonfonia est intervenu sur les règlementations  nationales sur les médias: comparaison avec les standards internationaux. A cet effet, il dira que "s'il n'y a pas de liberté d'expression, d'opinion, il n'y aura pas de développement". Le Dr Kaké ajoute une citation de Thomas Jefferson qui disait: "la sécurité de tous réside dans la liberté de presse".

Enfin, il faut noter que le directeur de l'AGP, Alpha Kabinet Doumbouya, a développé la thématique intitulée "règlementations sur les médias: règles en vigueur pendant la campagne électorale".

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

 

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