La déclaration du directeur général de la police du côté de Nzérékoré au sujet de la "présidence à vie" pour Alpha Condé continue de susciter le débat dans la cité. En réagissant sur ce propos sur les GG, le leader du Bloc Libéral -BL- estime qu’en occupant le poste de directeur général de la police, Bangaly Kourouma pense que c’est Dieu qui la saluer avec la main droite.
"Dans notre pays, il y’a une chose qui doit changer. Aussi longtemps qu’on doit nommer les gens dans ce pays, parce qu’ils sont liés ethniquement, régionalement ou confessionnellement à quelqu’un, on aura des phénomènes comme ça", déclare Faya Millimouno.
"Selon les descriptions des gens, quelqu’un qui ne serait pas un bon commissaire d’une police d’un quartier, on le met comme directeur général de la police. Pour lui, c’est Dieu qui la saluer avec la main droite. Il faut prier pour que ça ne finisse plus. Il a oublié que nous sommes une République. Il est en train de souhaiter que nous soyons un royaume", déplore-t-il.
Faya Millimouno affirme que si c’était dans un état de droit, le procureur allait se saisir du dossier. "Je croix que si nous étions un pays sérieux, le procureur se serait déjà fait entendre et même le Président de la République s’il veut prendre clairement la distance vis-à-vis des déclarations de ces genres, n’aurait pas entendu pour limoger ce monsieur et le mettre sous contrôle judiciaire.
Parce que la Guinée ne perdra pas grande chose. Il y’a des gens plus compétent que lui au niveau de la police", soutient le président du BL.
Avant de couper court en ces termes : "si Koro (Alpha Condé, ndlr) pense à un troisième mandat, il aura tout le peuple devant lui".
Plus loin, le leader de la quatrième force politique du pays, affirme qu’on veut détourner l’attention du peuple sur les problèmes réels pour les faire écouter un certain Kourouma qui parle d’une présidence à vie.
"Bangaly Kourouma devait s’occuper de la question de l’insécurité qui bat son plein en Guinée au lieu d’aller réconcilier les militants d’un parti politique. Ce n’est pas son rôle. Il faut que les gens sortent de la démagogie", indique Dr Faya.
"Il faut qu’il y ait la sécurité pour les gens. On est endeuillé tous les jours sur les routes guinéennes. Les coupeurs des routes qui travaillent, les routes cabossées qui font des accidents, des gens qui sont attaqués dans leurs chambres, ce sont des problèmes réels", conclut le président du BL.
Ibrahima Hôre Saala BAH
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