L'accord politique inter-guinéen du 12 octobre 2016 est loin de faire l'unanimité. Au lendemain de sa signature, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer cet accord entre l'opposition et la mouvance présidentielle. Parmi ces voix, le président du Bloc Libéral, le Dr Faya Millimono qui avait qualifié cet accord d'un "assaut" contre le peuple.
D'ailleurs, un front pour la défense des droits des citoyens avait vu jour où leaders de la classe politique et de la société ont promis de se battre pour l'annulation de l'un des points de consensus. Notamment, l'élection des présidents des quartiers et districts au prorata des résultats de l'élection communale.
Très décrié par ses pairs détracteurs de l'accord, Aboubacar Sylla, de l'Union des forces du changement, a indiqué, pourtant, sur les ondes de Lynx fm, ce mercredi 23 novembre, que "c'est le meilleur accord politique obtenu depuis l'arrivée d'Alpha Condé".
Le porte-parole de l'opposition a justifié sa position par le fait que cet accord permettra d'obtenir l'audit du fichier électoral, l'instauration de la Haute Cour de la Justice, de la libération des prisonniers politiques et la réforme de la Commission électorale nationale indépendante -Ceni.
Cependant, certains détracteurs de l'accord global du 12 octobre dernier estiment que l'opposition républicaine a trahi la population guinéenne. En ce sens, qu'elle accepte la désignation des chefs de quartiers et de présidents de districts par les partis arrivés en tête à l'élection communale.
Le porte-parole a menacé de virer tous les protestataires de l'accord au sein de l'opposition républicaine. Ce qui risque de ne pas arranger les affaires de cette dernière.
Fanta Bah