A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la fin de l’impunité (3 novembre de chaque année, ndlr) pour les crimes commis contre les journalistes, l’association des journalistes pour le développement durable -AJDD- a organisé un débat ce mardi 8 novembre 2016 à Conakry. Le thème retenu est "comment lutter contre l’impunité pour les violences commises contre les journalistes".
Au cours de ce débat, les différents intervenants ont tous demandé la solidarité mais aussi la formation des journalistes pour pouvoir se défendre. Selon Ibrahima Sory Traoré de Guinée7, "la meilleure façon de lutter contre l’impunité est d’appliquer la justice. Il faut que les journalistes se lèvent comme un seul homme pour faire face à cette situation de la protection des journalistes qui nous assaille tous", dit-t-il.
Le Commandant Mamadou Alpha Barry, le responsable de la communication du haut commandement de la gendarmerie, s’est, quant à lui, félicité de la rencontre et souhaite que ces genres d’échanges se multiplient pour permettre aux journalistes de s’intéresser sur leurs propres protections.
"Ces genres de rencontre on en a besoin ça ne serait-ce qu’une seule fois par mois. Ça va nous permettre de faire une rétrospective de tout ce qui s’est passé derrière nous. Il faut que vous et nous on se lève si non on va droit sur le mur l’impunité et les bavures vont continuer et personne ne parlera. Il faut que vous et nous qu’on aide la justice à s’épanouir et à être forte", soutient le commandent Barry. Avant d’insister sur la formation des journalistes sur les questions de manifestations.
Le porte-voix de la gendarmerie a aussi déploré le manque de solidarité entre les journalistes. "Le journaliste souffre plus que nous, mais la solidarité n’existe pas entre vous les journalistes. Aujourd’hui il y’a la solidarité entre vous et nous pourquoi pas entre vous", s’interroge-t-il.
Tout de même, le responsable de la communication de la gendarmerie s’est réjoui de ce rapprochement qui existe entre les forces de sécurité et les journalistes. "Quand on sait tout ce qui s’est passé de 1958 à nos jours, qui pouvait imaginer un jour qu’un homme en uniforme pouvait s’assoir avec un journaliste guinéen. Mais aujourd’hui on communique et on mange ensemble", soutient le commandent Barry.
Le secrétaire général du syndicat de la presse privée, Sidy Diallo, a, pour sa part, promu de diffuser les différents noms des organes privés qui reçoivent des subventions et qui refusent de payer ses journalistes au moins avec le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti. Et il s’est engagé de se battre jusqu’à ce que les employés de presse bénéficient d’un salaire qui est au-dessus du SMIG
Ibrahima Hore Saala BAH