Elections locales en Guinée: la société civile à l'offensive des quartiers

Société Civile

Dans sa logique de protestation et de contestation de l'accord politique inter-guinéen signé le 12 octobre dernier entre la mouvance et l'opposition sous les auspices du ministre de l'Administration du territoire et de la décentralisation, le général Bouréma Condé, la société civile a entamé une campagne de sensibilisation dans les communes. Objectif, éviter la désignation des présidents des quartiers et des districts par des partis politiques au prorata des suffrages comme stipulé dans l'accord cité ci-haut.

Le président de l'une des plus grandes plateformes de la société civile guinéenne, Dansa Kourouma et ses lieutenants poursuivent la sensibilisation des citoyens à la base dans le but d'éviter le vote du projet de loi portant restructuration de la Commission électorale nationale indépendante -Ceni- qui sera, probablement, soumis à l'assemblée nationale pour approbation.

Cette action de la société civile version Cnosc, Conasoc, Reciproc, etc, ne fait pas l'unanimité en son sein. Pas plus que jeudi, un membre influent du conseil national des organisations de la société civile -Cnosc-, Aboubacar Sylla, a annoncé sa démission du bureau exécutif pour, dit-il, à cause de sa mauvaise gouvernance et de son inconstance.

Très décrié après la signature de l'accord du 12 octobre, le vice-président du Cnosc, le Dr Alpha Abdoulaye Diallo, a appelé vendredi les responsables de sa structure à "assumer" toute leur responsabilité. Tout en indiquant au passage que cette signature est "un grand pas" et a permis de décrisper la situation sociopolitique du pays.

Comme si cela ne suffisait pas, le Cnosc et ses plateformes partenaires se sont lancées dans une offensive de sensibilisation des populations de la commune de Matoto, la plus grande du pays. Ces acteurs de la société veulent que les chefs de quartiers et les présidents de districts soient élus. Ils dénoncent depuis la signature de l'accord "la politisation à outrance" des structures administratives à la base.

Seront-ils entendus? c'est bien là la vraie question car, cette même société civile s'est décrédibilisée aux yeux de l'opinion nationale. Elle ne semble plus être efficace et attentive aux préoccupations majeures des citoyens comme l'amélioration de leurs conditions de vie.

En attendant le vote qui sera soumis au Parlement, la société civile et les partis politiques dénonciateurs de l'accord du 12 octobre ont un énorme défi. Sauront-ils le lever? wait and see!

Amadou Kendessa Diallo pour lejourguinee

Tel: (+224) 664 24 54 78

 

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