TPI de Dixinn: ''Plusieurs militants de l’opposition condamnés''

Société

Le 27 septembre 2011, plusieurs militants de l’opposition réunie au sein du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, ont été interpellés entre Bambéto et Hamdallaye lors d’une manifestation pacifique. C’était à l’occasion d’une marche organisé par ladite structure politique qui avait en son sein les deux grandes formations politiques de l’opposition.

Deux mois jour pour jour,  les personnes interpellées sont devant la barre pour répondre des accusations du ministère public. Elles  sont poursuivies par la Justice pour "attroupement sur la voie publique, et manifestation illégale, d'incitation à la révolte, rébellion et tentative d'assassinat’’.  Ils sont au total sept (7) prévenus tous âgés d'une vingtaine d'années à comparaître devant la barre du Tribunal de Première Instance de Dixinn.

Six (6) parmi eux ont pu comparaître. Le septième qui se trouve être Mamadou Saidou DIALLO, considéré comme le cerveau de ce groupe est porté disparu.  Le procureur a rendu le verdict ce 17 décembre dont notre rédaction détient une copie.  (voire copie Mandat d'arrêt pour Mamadou Saidou DIALLO et du Jugement).

Il faut noter que ces dernières condamnations du côté du TPI de Dixinn ne sont pas de nature à apaiser les tensions politiques qui règnent dans le pays. D'ailleurs, après le verdict du mardi , le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, président de l' U.F.D.G (Union des Forces Démocratiques de Guinée), a indiqué clairement que « l’opposition rappelle que ce sont ses militants et sympathisants qui ont été victimes de tirs à balles réelles, de coups et blessures volontaires, de pillage de biens et autres actes de vandalisme. C’est en effet essentiellement parmi les manifestants du 27 septembre que se comptent les cas de décès, d’hospitalisations et d’interpellations brutales et illégales et que l'opposition n'ira pas à la table des négociations avant la libération de toutes les personnes arrêtées dans l'exercice de leur droit lors de la marche pacifique du 27 septembre 2011».

Selon de nombreux observateurs, ce procès réduit considérablement la chance d'aboutissement du dialogue politique qui tarde à se mettre en place. Et toute tentative d'annulation du procès remettra en cause l'indépendance de cette justice. Même si cette indépendance n'est que pour l'instant virtuelle. Pour l'instant, rien n'indique l'aboutissement de la démarche de l'opposition allant dans le sens de la libération de ses militants.

Déjà, à la rencontre des leaders de l'opposition avec le gouvernement, cette doléance avait été formulée par l'opposition, mais le gouvernement avait à l'époque indiqué qu'il ne voudrait pas s'immiscer dans les affaires judiciaires du pays en vertu de la séparation des pouvoirs. Au contraire, il pouvait demander la tenue du procès dans un bref délai pour le reste des militants. Ce qui laissait entendre que le procès et la condamnation des personnes interpellées étaient inévitables.

Il faut rappeler que six militants de l’opposition ont été  condamnés ce 17 décembre 2013. Il s’agit des nommés Ismael DIALLO, Sadou BAH, Thierno BARRY, Abdoulaye Diallo, Zakariaou BAH et Mohamed DIALLO à des peines de prison de cinq (5) ans assortie de sursis et un million de Francs Guinéens (1.000.000 FG) d'amande au profit de l'Etat et le septième Mamadou Saidou DIALLO considéré comme le cerveau du groupe toujours porté disparu court un risque d’un emprisonnement de dix (10) ans fermes par défaut. D’ailleurs, il est condamné par contumace au paiement de vingt millions Francs Guinéen (20.000.000 FG) pour tous préjudices confondus.

Mohamed Sylla

    +224 664 24 54 78

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