Crise sociopolitique : la Coordination Haal pular déplore les dénis de justice et interpelle...

Société Civile

Dans une déclaration rendue publique ce 13 août à son siège à Hafia dans la commune de Dixinn, la Coordination nationale Haalipular de Guinée (CNHP-G) dit déplorer les "dénis de justice subis par de simples citoyens depuis 2010".

A cet effet, le porte-parole de la CNHP, Elhadj Ibrahima Diallo Lelato, a rappelé quelques actes répréhensibles dont entre autres  les violences physiques, pillages et destructions de biens mobiliers et immobiliers subis par les ressortissants du Fouta, notamment à Siguiri et à Kouroussa entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2010 sous le prétexte fallacieux « d’eau empoisonnée ».

L’assassinat à balles réelles par les forces de l’ordre de plus de 70 Guinéens en majorité des jeunes, coupables d’oser jouir du droit de manifester pour obtenir la tenue des élections législatives et communautaires sans oublier de nombreux pillages dont sont coupables les forces de l’ordre sur l’axe Hamdalaye-Bambeto-Cosa.

A ces faits, la CNHP ajoute "les répressions sauvages des populations à Zaoro, à Galapaye, à Lola et à Womey en Guinée forestière, répressions parfois accompagnées de tueries inqualifiables.

Poursuivant, elle a fustigé aussi la "répression, le pillage et des arrestations sélectives des citoyens guinéens à Banankoro, à Kérouané,  à Koundara, à Mali avec  Colonel Issa Camara et ses hommes".

M. Diallo soutient que tous ces actes ne sont que des tentatives vouées à l’échec de diviser la communauté haali pular en vue de mieux la combattre, voire même l’agenouiller depuis 2010.

Pour lui, la constante dans tous les faits ci-dessus énumérés et bien d’autres, c’est l’application en règle du « deux poids deux mesures » dans le cadre d’une justice à double vitesse.

Par ailleurs, le porte-parole de la CNHP a interpelé le gouvernement et l’a invité à prendre des mesures idoines afin que les coupables de ces faits et actes ignobles soient jugés et condamnés à la mesure de leurs forfaitures.

Par la même occasion, la CNHP lance un appel au Chef de l’Etat, aux institutions républicaines, à l’opposition, aux chefs religieux afin qu’un véritable dialogue s’instaure le plus rapidement possible dans le respect des engagements souscrits pour éviter à la Guinée la résurgence des démons de la violence.

Mohamed Sylla

 

 

 

 

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